Les expertises psychiatriques de Nordhal Lelandais accablent le tueur présumé

MANIPULATEUR - Les premiers entretiens avec des experts psychiatres de celui qui a reconnu le meurtre de Maëlys mettent en évidence que Nordahl Lelandais ne présente "pas d'abolition du discernement", selon Le Parisien. Il est également décrit comme un manipulateur à la "personnalité clivée de type perverse".

Il s'invente un double. Nordhal Lelandais a été interrogé quatre fois par trois experts psychiatres avant et après ses aveux sur la mort de Maëlys (dont les causes pas encore établies). Lors de l'un des entretiens, l'homme de 35 ans a déclaré qu'il était "comme spectateur" de lui-même au cours du meurtre de la fillette de 9 ans, "comme si une seconde personne était en moi", a révélé RTL vendredi 1er juin 2018.  

Selon Le Parisien, qui a consulté les rapports des experts récemment rendus aux juges d'instruction, tous s'accordent pour dire que l'ancien maître-chien ne "présente ni abolition ni altération du discernement". Autrement dit, il est responsable de ses actes. L'homme est également décrit comme "manipulateur" répondant souvent "à côté des questions posées". Toujours selon les médecins, il n'est "atteint d’aucune perte de contact ni du sens de la réalité" et ne souffre pas non plus "d’arriération" mentale.

Son passé sentimental exploré par les experts

Le tueur présumé est en outre décrit comme ayant une "personnalité clivée de type perverse et possédant une dangerosité criminologique extrême". Les experts estiment enfin qu'il peut être sujet à "des passages à l’acte hétéroagressif", c'est-à-dire être violent notamment avec les femmes.


Concernant ses relations familiales et son passé sentimental, Nordhal Lelandais mentionne "deux relations homosexuelles" et de nombreuses petites amies dont beaucoup "sont tombées enceintes de lui et ont avorté". Il dit également "n'avoir subi aucune violence sexuelle, psychique ou psychologique durant son enfance et adolescence". Une affirmation qui contredit les propos de sa mère. Celle-ci avait pourtant laissé entendre que son fils aurait pu être abusé pendant sa scolarité.

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