Attentat déjoué : cinq femmes au cœur du projet, l'une d'elle blesse un policier

FAITS DIVERS
ENQUÊTE - Cinq femmes figurent parmi les sept personnes interpellées, après la découverte d'une voiture contenant six bonbonnes de gaz, près de Notre-Dame-de-Paris, dans la nuit de samedi à dimanche. L'une d'elle a blessé un policier avec un couteau lors de son arrestation.

"Ce qui frappe le plus c’est qu’on est sans doute dans un projet d’attentat 100% féminin. Et ça, c'est une première en France", a expliqué Georges Brenier, journaliste à TF1.


Cinq femmes figurent parmi les sept personnes mises en cause dans l'affaire de la voiture contenant six bonbonnes de gaz, découverte près de Notre-Dame-de-Paris, dans la nuit de samedi à dimanche. Celles des deux couples de Montargis, toujours en garde à vue, auxquelles s'ajoutent les trois qui ont été interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine, dont la fille du propriétaire de la voiture, une jeune femme radicalisée de 19 ans. Ses comparses elles, sont âgées de 39 et 23 ans. 


L'une des trois femmes a blessé un policer de la DGSI à l'épaule avec un couteau au cours de l'opération. Les autorités ont alors ouvert le feu sur l'assaillante, qui a été hospitalisée. Le policier a également été transporté à l'hôpital. Ses jours ne sont pas en danger, a précisé le ministère de l'Intérieur. 


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Il semblerait d'ailleurs que ce soit une des femmes d'un des deux couples de Montargis, deux frères et leur compagne respective, qui soit en connexion avec une figure très surveillée de l’islamisme radical français, Stéphane Hadoux, dont l’épouse est une amie d’Amedy Coulibaly (l'auteur de l'attaque de l'Hyper Cacher).

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Ce que l’on sait de la voiture aux bonbonnes de gaz à Paris

Le rôle des femmes pris au sérieux seulement en 2015

"Les policiers anti-terroristes l’ont bien compris : l’époque des 'femmes de djihadistes', soumises et silencieuses, chargées de surveiller les enfants, est bien révolue. Elles sont de plus en plus violentes, radicalisées, leur discours est parfois glaçant, leurs projets d’attentats très aboutis. La plupart sont converties, il y a de plus en plus d’adolescentes… C’est un nouveau phénomène, et c’est évidemment très inquiétant pour les autorités", analyse Georges Brenier.


Un avis partagé sur LCI par Samia Maktouf, spécialiste des femmes radicalisées : "Le rôle des femmes dans les attentats est connu depuis très longtemps. En 2012, ce rôle n’était pas pris au sérieux. Ce n’est qu’en 2015, avec l'Hyper Cacher que c’est devenu perceptible. Pour Daech, c’est l’homme qui pouvait bénéficier du statut de martyr, pas la femme. Mais ce n’est pas pour autant qu’elles n’intervenaient pas. Aujourd’hui, elles ne sont plus seulement au second plan parce qu'il faut frapper avec n'importe quel moyen."



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"Depuis 2015, le rôle des femmes dans les attentats est devenu perceptible", selon Samia Maktouf, spécialiste des femmes radicalisées

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