Les salariés masculins du groupe Prisma Media soumis à un test ADN après des lettres de menaces

Les salariés masculins du groupe Prisma Media soumis à un test ADN après des lettres de menaces

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INVESTIGATIONS - Après des lettres de menaces adressées à certains salariés du groupe Prisma Media, l'ADN des titulaires masculins de la société va être prélevé pour être soumis à des tests. Le but ? Retrouver le ou les auteurs de ces missives.

Les salariés masculins du groupe Prisma Presse, éditeur notamment de Voici, Femme actuelle ou encore Gala, ont probablement essuyé quelques gouttes de sueur en recevant il y a quelques jours une convocation de la police pour effectuer un test ADN. Une information du Parisien que LCI est en mesure de confirmer ce vendredi. Le but ? Démasquer le ou les auteurs de ces lettres. 


A l'origine de cette convocation, des lettres de menaces adressées à certains employés du groupe entre juillet 2017 et juin 2018. Le parquet décide alors de l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Sûreté territoriale, qui réussit à isoler une trace d'ADN masculin sur l'une des lettres. Il est alors décidé de prélever l'ADN de certains collaborateurs. 

Les premières convocations ont été envoyées mi-août. Au total, ce sont plus de 300 personnes qui sont concernées par ces prélèvements. Selon La Lettre A, d'ici à la fin de l'année, "la totalité des salariés masculins en contrat à durée indéterminée de Prisma Media devra se soumettre à une prise d’empreintes ADN". Viendront ensuite, les CDD et les anciens salariés. Soit plus du double des personnes concernées pour le moment. 


"L'enquête dure depuis un an, donc il y a un moment où vous ne pouvez pas ne rien faire", précise une source proche de l'enquête à l'AFP. "Dans une entreprise victime de ce type de menaces, avec toute l'ambiance que cela peut créer, vous ne pouvez pas dire 'ah, ce genre d'actes (les prélèvements ADN, ndlr) n'est pas courant, donc on ne le fait pas'", justifie la même source. Pour le parquet, le grand nombre de lettres malveillantes explique le recours à une telle mesure, très onéreuse, même si les prélèvements se font sur la base du volontariat. 

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La direction communique après la réception des convocations

Alors bien sûr, cette procédure fait parler dans les couloirs de l'entreprise, où le sujet alimente les discussions. "On n'avait jamais entendu de rumeurs avant ça. On a même appris des choses dans Le Parisien. Par exemple, on ne savait même pas que les premières menaces dataient de juillet 2017 ! Le truc vraiment étonnant, c'est que la direction a communiqué jeudi dernier alors que certains salariés avaient déjà reçu la convocation des flics 8 jours avant", confie un salarié de l'entreprise à LCI. 


En effet, la direction a attendu la semaine dernière pour communiquer : "La direction a été informée qu'une enquête avait été ouverte par le Procureur de la République et confiée à la police judiciaire suite à des menaces de mort répétées envers des collaborateurs de Prisma Media. Aucun d’entre nous ne saurait tolérer être victime de telles menaces et nous vous remercions de votre pleine collaboration à cette enquête", indique son texte. 

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