Libération de Jacqueline Veyrac : "Elle est en bonne santé, mais elle va certainement avoir un contrecoup"

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INTERVIEW – Jacqueline Veyrac, 76 ans, propriétaire du "Grand hôtel" de Cannes et victime d'un spectaculaire enlèvement près de chez elle lundi à Nice, a été retrouvée saine et sauve ce mercredi. Interrogée par LCI, Sophie Jonquet, l’avocate de la famille Veyrac, explique que la victime du rapt aspire désormais "à être tranquille".

LCI : Comment avez-vous appris la libération de Jacqueline Veyrac, ce mercredi, 48 heures après son enlèvement à Nice ?

Sophie Jonquet : J’ai d’abord entendu les rumeurs dans les médias. Puis j’ai appelé ma cliente, la fille de Jacqueline Veyrac. Elle m’a confirmé la bonne nouvelle, comme le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre. Selon les informations en ma possession, Madame Veyrac a été retrouvée ligotée dans un véhicule, chemin de Saquier, à Nice.

LCI : Quelle a été la réaction de la famille de Madame Veyrac en apprenant cette libération ?

Me Sophie Jonquet : Tout le monde est soulagé, il y a beaucoup d’émotions. C’est sûr, plus les minutes s’écoulaient, plus l’angoisse était forte. Nous sommes particulièrement heureux de savoir que Madame Veyrac va bien, en apparence en tout cas. Des examens médicaux vont être pratiqués. Psychologiquement, il est évident qu’elle va subir un contrecoup. C’est un traumatisme important pour une dame de cet âge. Elle qui aimait bien l’anonymat, la couverture médiatique de ce dossier doit également l’affecter. C'est très dur.

LCI : Vous avez évoqué mardi, chez nos confrères de 20 minutes, un contact lundi entre les ravisseurs et Gérard Veyrac, le fils de Jacqueline. Pouvez-vous désormais nous en dire plus ?

Me Sophie Jonquet : Il y a eu un contact téléphonique. Je n’ai pas vu monsieur Veyrac depuis et je n’ai pas accès à la procédure. Vous donner des précisions sur ce contact téléphonique, c’est compliqué. Maintenant, si votre question est de savoir s’il y a eu une demande de rançon ou si une rançon a été payée, je vous réponds : "Pas à ma connaissance". Il y a eu un contact téléphonique, juste après les faits, sans demande de rançon, sans rien. On en a déduit que c’était les ravisseurs, point.

LCI : Sait-on d’ores et déjà s’il y a un lien entre cet enlèvement et la tentative d’enlèvement de 2013 ?

Me Sophie Jonquet : Pour l’instant. je ne sais pas. Le procureur pourra peut-être répondre à cette question. Concernant les motivations de l'enlèvement de lundi, je n’ai pas eu d’informations.

LCI : Malgré la tentative d’enlèvement survenue il y a trois ans, votre cliente n’avait pas d’agent de sécurité. Va-t-elle faire l’objet désormais d’une surveillance particulière ?

Me Sophie Jonquet : Aujourd’hui, elle aspire à être tranquille et sereine. Elle a passé l’après-midi avec les services de police qui l’ont probablement amenée à l’hôpital. Elle ne présentait pas de traces de violences, de stigmates de brûlures ou autres. Je ne sais pas encore ce qu’il s’est passé entre lundi 12h15 et mercredi 12h45. Quand nous connaîtrons le scénario, nous déciderons de la suite, notamment au niveau de la sécurité de cette dame.

LCI : En tant qu’avocat, quelles démarches allez-vous maintenant entamer ?

Me Sophie Jonquet : Je vais assister la famille et la victime, victime qui va très certainement devenir une partie civile. Il va y avoir des auditions, d’éventuelles confrontations, un suivi de dossier, des demandes d’actes… Nous allons tout faire pour que les auteurs de cet enlèvement soient condamnés à hauteur du mal qu’ils ont fait à cette famille.

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