Lycéen poignardé à Reims : l'agresseur présumé dit avoir voulu "se défendre"

Lycéen poignardé à Reims : l'agresseur présumé dit avoir voulu "se défendre"

FAIT DIVERS - Un élève en classe de première au lycée Roosevelt de Reims (Marne) a été poignardé ce lundi matin devant son établissement. L'agresseur présumé, qui s'est rendu deux heures plus tard, a déclaré au cours de sa garde à vue avoir voulu se défendre.

Il était près de 10 heures ce lundi matin quand tout a dégénéré. Pendant la pause matinale, devant le lycée Roosevelt de Reims (Marne), une agression a eu lieu sous l'œil de nombreux témoins. Un élève de l'établissement, arrivé sur place quelques secondes après les faits, raconte à LCI :  "Vers 9h55-10 heures, la dame de l’accueil a alerté les infirmiers pour leur dire de sortir en urgence porter secours à un jeune homme qui venait d’être poignardé.  Il y avait un attroupement, une personne au sol. La victime avait une plaie ouverte au niveau du ventre, mais était consciente. Elle avait un bon pouls et répondait aux questions qu’on lui posait". 

 "Ce lycéen de 17 ans scolarisé en 1ère a reçu un coup dans le ventre, porté par un objet pointu, un couteau ou une paire de ciseaux, indique le procureur adjoint de la République Jean-Pascal Arlaux, joint par LCI ce lundi en fin de journée. L'adolescent, hospitalisé, a été opéré dans l'après-midi et se trouve actuellement en salle de réveil. Il souffre d'une lésion abdominale. Son pronostic vital n'est plus engagé". 

L'agresseur, qui avait disparu juste après les faits, s'est finalement rendu peu après. Né en décembre 1999, ce jeune homme de 16 ans en classe de seconde, lui aussi au lycée Roosevelt, a été placé en garde à vue à 12h15. 

La victime entendue mardi

"L'agresseur présumé est connu pour plusieurs faits de violences commis entre 2012 et 2015. Ces faits n'ont pas donné lieu à des condamnations mais à des alternatives aux poursuites, précise Jean-Pascal Arlaux. Pour les faits qui lui sont reprochés aujourd'hui, le gardé à vue explique avoir reçu des coups de la part de la victime. Ce serait pour se défendre qu'il aurait ensuite porté un ou plusieurs coups à l'aide d'un objet pointu. Pour lui, c'est un geste de défense et de riposte face à une agression". Un geste pour lequel il risque gros, l'infraction retenue par le parquet de Reims étant celle de "violences aggravées par deux circonstances, à savoir que les faits ont été commis avec l'usage d'une arme et devant un établissement scolaire", , souligne le procureur adjoint de la République. Des faits passibles de 7 ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Plusieurs témoins ayant assisté à la scène ont été entendus ou doivent l'être par les enquêteurs. Des images extraites de caméras de vidéosurveillance doivent également être exploitées. Quant à la victime, elle sera entendue mardi après-midi par les services de police, selon le parquet. 

"Nous ne pouvons rien dire de plus pour l'instant. Les investigations se poursuivent. Il s'agit notamment de retrouver l'arme et de déterminer les motivations de l'agresseur présumé", conclut  le procureur adjoint de la République. L'infraction retenue par le parquet de Reims, 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Israël/Palestine : l'Onu craint "une véritable guerre"

Remontées mécaniques, parcs d'attractions, clubs libertins : les absurdités des réouvertures à venir

Traque dans les Cévennes : un homme armé toujours en fuite après un double meurtre

Procès du meurtre d'Arthur Noyer : Nordahl Lelandais ne fera pas appel

"On veut lui faire porter le chapeau", confie la sœur du tueur présumé d'Eric Masson

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.