Tabassé après avoir défendu un couple qui s'embrassait, Marin a été fait chevalier de la Légion d'honneur

FAITS DIVERS

RÉCOMPENSE - La mère de Marin, jeune étudiant lyonnais violemment agressé en novembre 2016 après avoir défendu un couple qui s'embrassait, demandait la Légion d'honneur pour son fils par le biais d'une pétition. Elle a obtenu gain de cause, le jeune homme étant distingué ce mardi 1er janvier pour "services exceptionnels nettement caractérisés".

Son histoire avait ému il y a un peu plus de deux ans. Marin, étudiant lyonnais alors âgé de 20 ans, s'était trouvé, le 11 novembre 2016, entre la vie et la mort après avoir défendu un couple qui s'embrassait. Un soir, peu avant 18 heures, le jeune homme s'était interposé pour défendre un couple de quadragénaires pris à partie par cinq jeunes mécontents de leur baiser sur la voie publique. Après avoir reçu des coups de béquille à la tête, Marin s'était retrouvé dans le coma pendant deux semaines. Les pronostics médicaux ne se montraient guère optimistes.  

Trois mois après son agression, sa famille avait lancé une pétition pour que le jeune homme obtienne la Légion d'honneur. Le texte affiche ce mardi 1er janvier plus de 84.000 signatures au compteur. Et on peut dire qu'il a pleinement atteint son objectif.  

Lire aussi

"Un geste vers une société plus tolérante"

La promotion du 1er janvier de la Légion d'honneur distingue en effet Marin Sauvageon, qui se voit promu chevalier pour "services exceptionnels nettement caractérisés". Une "grande surprise" pour le jeune homme comme pour sa mère, qui s'en est réjouie au micro de France Bleu : "Marin était stupéfait, il n'en revenait pas, a-t-elle assuré à la radio. Il est très, très honoré Marin. Ça représente une reconnaissance pour un geste républicain que Marin a eu. Et puis au-delà de la reconnaissance c'est un geste vers une société plus tolérante, celle que Marin défend".

Marin, qui avait montré aux internautes les progrès réalisés durant sa rééducation dans une vidéo diffusée sur Facebook en mars 2018, se bat aujourd'hui pour retrouver une vie normale. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter