Calvados : la vidéo d'un cheval "traîné" par un van émeut la Toile, la gendarmerie et PETA s'emparent de l'affaire

FAITS DIVERS

MALTRAITANCE ANIMALE - Des images d'un équidé tracté par un véhicule en circulation près de Pont-l’Évêque ont été relayées plusieurs milliers de fois ce lundi sur les réseaux sociaux, avant d'être supprimées par leur auteure, témoin de la scène. En cours d'authentification par la gendarmerie, elles pourraient donner lieu à des poursuites pour acte de cruauté envers un animal domestique.

A peine mises en ligne, elles ont été signalées par des internautes sur la plateforme Pharos et sont entre les mains de la gendarmerie. Des images montrant ce qui s'apparente à de la maltraitance animale ont été partagées sur la Toile plusieurs milliers de fois en seulement quelques heures ce lundi. On y voit un cheval attaché à l’arrière d’un van en circulation, courant sur la route et se cabrant pour se défaire de ses liens. Témoin de la scène qui s'est déroulée en Normandie, l'auteure de la vidéo est parvenue à échanger avec le conducteur du véhicule. 

"Hier en rentrant de Villers-sur-Mer, entre Pont-L’Evêque (Calvados) et Cormeilles (Eure) vers 19h , j’ai croisé cette aberration sur la route ! Un acte de maltraitance flagrant ! En colère, juste avant de m’adresser au conducteur, j’ai pu filmer cette scène. Ensuite, j’ai réalisé que je n’avais pas correctement eu le nom de cette écurie ni même la plaque. Quand j’ai parlé au conducteur je me suis fait envoyer sur les roses (…) Il m’a dit que le cheval allait s’y faire." C'est ainsi que la jeune femme légendait ses images ce lundi sur sa page Facebook, avant de les supprimer par la suite.

Posté sur le réseau social vers 14h15, le contenu faisait l'objet de signalements aux autorités à peine une demi-heure plus tard, précise la gendarmerie de Pont-L’Evêque, jointe par LCI. L'auteure de la vidéo amateur doit être entendue ce mercredi en vue d'une authentification, et le cas échéant, pour tenter d'identifier le conducteur du van.

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PETA et la SPA réagissent

"Si l'entretien ne permet pas d'identifier l'écurie ou le van, on diffusera un appel à témoignages", prévient Anissa Putois, de l'association de défense des animaux PETA, qui s'est emparée de l'affaire dès lundi, et s'est rapprochée du major en charge du dossier. Et de préciser : "On proposera une récompense à la personne qui permettra d'identifier le véhicule, comme nous le faisons souvent."

Pour la représentante de l'association, qui souligne que "les images parlent d'elles-mêmes", plusieurs éléments vont dans le sens d'un cas de maltraitance. "L'animal a l'air effrayé, il est exposé à de potentiels accidents avec des voitures, sans compter les problèmes respiratoires éventuels" à l'arrière du véhicule", détaille Anissa Putois. Soulignant la phrase du conducteur selon lequel "le cheval allait s’y faire", elle ajoute enfin que "PETA est déterminée à faire en sorte que cette personne ne puisse plus détenir de chevaux", si les faits sont avérés.

De son côté, la SPA indique qu'elle "ne manquera pas de se constituer partie civile voir même de déposer plainte si elle a l’ensemble des éléments."

Pour rappel, plusieurs sanctions pénales sont prévues en cas de mauvais traitements envers les animaux domestiques et les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité. En l'occurence, l'auteur de sévices graves ou d'actes de cruauté est passible de deux ans de prison, et 30 000 € d'amende.

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