Manif anti-migrants à Calais : le général Piquemal jugé à Boulogne-sur-Mer

Manif anti-migrants à Calais : le général Piquemal jugé à Boulogne-sur-Mer

JUSTICE - Le général Piquemal comparaît ce jeudi 12 mai devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour avoir bravé, au mois de février, l'interdiction d'un rassemblement hostile aux migrants à Calais. Et l'homme de 75 ans risque gros...

Le général en retraite Christian Piquemal, qui avait été interpellé après avoir bravé le 6 février l'interdiction par les autorités d'un rassemblement hostile aux migrants organisé par l'extrême droite à Calais, est jugé ce jeudi 12 mai à Boulogne-sur-Mer.

Agé de 75 ans, l'ancien grand patron de la Légion étrangère de 1994 à 1999 est poursuivi pour "organisation d'une manifestation interdite sur la voie publique" et "participation sans arme à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation de se disperser". Deux délits passibles, respectivement, de six mois de prison et 7500 euros d'amende et d’un an de prison et 15.000 euros d'amende.

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"Migrants dehors !"

Organisé à l'appel du mouvement islamophobe Pegida, le rassemblement avait attiré une centaine de personnes, qui avaient scandé des slogans tels que "on est chez nous !" ou "migrants dehors !". Après plusieurs appels à la dispersion, les gendarmes avaient chargé les manifestants. Vingt personnes avaient été interpellées.

De source judiciaire, l'ancien militaire, qui comparaîtra libre, est considéré comme "l'organisateur de fait" et le "leader" de la manifestation. Pour son avocat Me Dominique Mattéi, si "M. Piquemal a bien participé à la manifestation", il est "évident" qu'il n'en est "pas l'organisateur". "Pour le condamner là-dessus, il faudra le prouver et on ne pourra pas se réfugier derrière sa prétendue notoriété", a-t-il expliqué à l'AFP.

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Manif anti-migrants de Calais : les "regrets" du général Piquemal

Soutien du FN

L'arrestation de l'ex-militaire avait suscité de nombreuses réactions venues principalement de l'extrême droite. "Un grand serviteur de la France traité plus durement qu'un délinquant: une cruelle preuve de l'inversion totale des valeurs", avait notamment écrit la présidente du Front National Marine Le Pen sur son compte Twitter.

Quelques jours après son interpellation, une manifestation de soutien organisée par les milieux d'extrême droite, également interdite, avait été organisée et s'était soldée par quatre interpellations.

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Qui se cache derrière le rassemblement calaisien de soutien au général Piquemal, interdit par la préfecture ?

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