Manif contre la loi Travail à Paris : le policier évacué en urgence absolue a repris connaissance

Manif contre la loi Travail à Paris : le policier évacué en urgence absolue a repris connaissance

VIOLENCES - Arrivé à l'hôpital en urgence absolue, le policier grièvement blessé par un projectile ce jeudi après-midi à Paris s'est réveillé et est sorti de son état comateux. En poste à la brigade d'information de la voie publique, il est actuellement en observation à la Pitié-Salpêtrière.

Jeudi soir, déjà, son état de santé s'était amélioré. Au lendemain des violences entre casseurs et forces de l'ordre à Paris, en marge de la manifestation contre la loi Travail, le policier hospitalisé en urgence absolue semble aller beaucoup mieux. Il est sorti de son état "semi-comateux", a appris metronews auprès de plusieurs de ses collègues, ce vendredi matin. "Il a repris conscience et est actuellement en observation", explique l'un d'entre eux.

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Touché au visage et au niveau de l'oreille, il pourrait avoir eu la mâchoire cassée par un projectile, sans doute un pavé, qu'il a reçu de plein fouet. Transporté par les pompiers jusqu'à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il a perdu connaissance à plusieurs reprises avant de se stabiliser au cours de la nuit. "Il a passé un scanner pour contrôler son cerveau", précise un policier.

Des policiers mêlés aux manifestants

Ce gardien de la paix âgé d'une quarantaine d'années est en poste à la brigade d'information de la voie publique (BIVP), un service de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) spécialisé dans la remontée d'informations au cours des opérations de maintien de l'ordre. En civil, ces policiers se mêlent aux manifestants et informent les CRS et les gendarmes mobiles de la progression des cortèges.

Ils procèdent aussi à des interpellations et extraient les éléments violents des cortèges, pour prévenir les débordements. "Ce sont des policiers très exposés. Puisqu'ils sont en civil et qu'ils se mêlent aux manifestants, ils ne sont pas beaucoup protégés en cas d'échauffourées", explique un policier. Lorsque des heurts éclatent, ils peuvent néanmoins se réfugier, en deuxième rideau, derrière les CRS. Ce qui, dans l'après-midi du 28 avril, n'a semble-t-il pas été le cas.

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