Menaces de mort sur son ex-compagne : pas de prison ferme pour Jawad Bendaoud, le parquet fait appel

Menaces de mort sur son ex-compagne : pas de prison ferme pour Jawad Bendaoud, le parquet fait appel

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FAIT DIVERS - Le très médiatique Jawad Bendaoud, relaxé en février après son procès pour recel de malfaiteurs terroristes, a été condamné en comparution immédiate, mercredi 25 avril, par le tribunal de Bobigny.

Il faisait son retour devant les tribunaux, deux mois après avoir été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de recel de malfaiteurs terroristes. Jawad Bendaoud, 31 ans, qui était poursuivi pour des menaces de mort à l'encontre de son ex-compagne, a été condamné, mercredi 25 avril, à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny. Une peine assortie de deux ans de mise à l'épreuve ainsi que d'une obligation de soins et de travail.

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Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13 novembre relaxé

Il avait été placé en garde à vue la veille, pour des faits de "menaces de mort par conjoint". Jugé en comparution immédiate, celui qui avait été surnommé "le logeur de Daech" a toutefois échappé à la prison ferme, alors que le procureur avait requis 10 mois de prison dont 4 avec sursis. 

"Je fais 80.000 vues par jour sur Snapchat !"

Au cours du procès, le natif d'Epinay-sur-Seine s'est à nouveau fait remarquer pour son sens de la répartie et de la mise en scène, multipliant les esclandres et les interruptions. Un "show" attendu par le président du tribunal, qui avait ainsi interdit l'usage des portables, rapporte la journaliste d'Europe 1 Noémie Schulz, qui a tout de même relayé les moments forts de la comparution.


Jawad Bendaoud s'est ainsi vanté de sa soudaine notoriété en se réjouissant de faire "80.000 vues par jour sur Snapchat" et a constamment rabaissé son ex-compagne, qu'il avait menacée "d'égorger" par textos : "J'en ai rien à foutre d'elle, j'ai couché avec 17 filles depuis le 14 février". "Vous avez pas idée de la vipère que c'est", a-t-il poursuivi, reconnaissant toutefois avoir "fait n'importe quoi". Et de supplier le juge : "Mettez-moi 400 heures de travaux d'intérêt général, mais je veux pas retourner en prison". Il aura été entendu, mais le parquet a fait appel.


Jawad Bendaoud, 31 ans, doit être de nouveau jugé en novembre 2018, après que le parquet a fait appel de sa relaxe dans son procès pour recel de malfaiteurs terroristes, qui lui avait valu son exposition médiatique.

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