Meurtre de Sophie Lionnet à Londres : "Nous voulons rapatrier son corps en France au plus vite"

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REBONDISSEMENT - Le couple de français, inculpé du meurtre de Sophie Lionnet, cette jeune Française au pair retrouvée morte en septembre dernier à Londres, a reconnu ce vendredi 12 janvier, devant la justice britannique avoir tenté de faire disparaître son corps en le brûlant. En revanche, ils nient toujours avoir tué la jeune fille. Interrogé sur LCI, Franck Berton, avocat des parents de la jeune fille, estime désormais que la priorité est le rapatriement du corps de Sophie Lionnet.

Quatre mois après le meurtre de Sophie Lionnet, cette jeune fille au pair retrouvée morte en septembre dernier, à Londres, sa famille se sent démunie et dans "le désarroi le plus total", malgré les aveux en demi-teinte du couple soupçonné d'avoir tué la jeune fille, d'avoir brûlé son corps et tenté de le faire disparaître. 


Ce vendredi 12 janvier, ses employeurs présumés, Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 34 ans, ont plaidé coupable d'entrave à la justice pour avoir tenté de se "débarrasser" du corps "en le brûlant", selon les termes retenus pour ce chef d'inculpation. Leur procès s'ouvrira le 19 mars prochain et devra durer cinq semaines. 

Elle vivait l'enfer au sein de cette famille Franck Berton, avocat de la famille

Pour Franck Berton, avocat de la famille de la jeune Sophie Lionnet, le système de défense des deux suspects est "un peu compliqué  mais ils font ce qu'ils veulent. C'est assez curieux de dire qu'on a brûlé le corps et peut-être même démembré le corps et puis dire 'non ce n'est pas nous qui l'avons tué'", a réagi Franck Berton, sur l'antenne de LCI. 


"Ce que j'ai appris depuis une quinzaine de jours, c'est quand même, que cette jeune fille avait écrit à sa famille pour dire que l'ambiance était catastrophique. On sait par différents témoignages qu'elle vivait l'enfer [...]. Elle n'était pas payée et vivait recluse et isolée : elle n'avait plus le droit d'appeler sa famille. Plusieurs voyages devaient être organisés pour qu'elle rentre et puis finalement, la maitresse s'était arrangée pour qu'elle ne rentre pas en France. Il y a beaucoup de zones d'ombre", poursuit l'avocat. 

Sa famille souhaite le rapatriement de son corps au plus vite

Pour l'heure, les parents de la jeune fille sont "dans le désarroi le plus total, parce qu'en plus, il faut le dire : on a toujours pas récupéré le corps de Sophie depuis le mois de septembre dernier. Je vais me rendre à Londres pour que cette jeune fille puisse enfin avoir une sépulture", explique l'avocat. "C'était son anniveraire, dimanche dernier, ses parents n'ont pas pu se recueillir. Ils ont reçu une lettre d'Emmanuel Macron en novembre dernier et depuis, aucune aide, rien. On va essayer de récupérer le corps de Sophie et tenter de le rapatrier le plus vite possible en France", précise-t-il. 

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