Meurtre sauvage d'un gardien à Magnac-Laval : le mystère s'épaissit

Meurtre sauvage d'un gardien à Magnac-Laval : le mystère s'épaissit

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FAIT DIVERS – Deux jours après la découverte du corps d'un homme de 60 ans dans un centre éducatif de formation professionnelle, les enquêteurs ne tiennent toujours pas de piste solide. Les sept jeunes un temps soupçonnés et placés en garde à vue ont été relâchés, et l'arme du crime reste toujours introuvable.

Aucun suspect et une arme du crime introuvable... Deux jours après la découverte du corps du veilleur de nuit d'un centre éducatif de formation professionnelle (CEFP) de la Haute-Vienne gisant dans une mare de sang, le mystère reste entier. Dimanche, le procureur de la République de Limoges, Michel Garrandaux, a annoncé "qu'aucune charge" n'avait été retenue à l'encontre des sept mineurs un temps soupçonnés. Leur garde à vue a donc été levée "et les jeunes remis à la direction de l'établissement".

C'est justement l'un de ces sept jeunes qui dormaient dans cet établissement du Vieux Collège, à Magnac-Laval qui avait donné l'alerte dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit. Le jeune en question avait signalé avoir entendu du bruit et constaté que le veilleur de nuit âgé de 60 ans, et seul adulte alors présent dans le foyer, avait été tué. Lui et ses six camarades avaient alors été placés en garde à vue par précaution, pour les besoins de l'enquête (en temps normal, l'établissement accueille 22 internes, ndlr).

Information judiciaire à venir

La victime a été retrouvée au pied d'un escalier, le corps manifestement lardé de coups de couteau. "Une douzaine de fois essentiellement sur le côté gauche du thorax, et une fois au niveau de la gorge, plus précisément à la carotide", a précisé samedi soir le vice-procureur Georges Borg, ajoutant que l'autopsie permettrait de déterminer si "une ou plusieurs armes" avaient été utilisées.

Dimanche, les enquêteurs reconnaissaient ne pas tenir de piste solide pour l'instant. "Nous continuons de travailler sur toutes les hypothèses", a renchéri le procureur Michel Garrandaux, en précisant que "l'élément clef de cette enquête", "l'arme du crime", restait "introuvable". "L'enquête se poursuit toujours dans une procédure de flagrance mais je serai certainement amené à ouvrir une information judiciaire en début de semaine", a-t-il tenu à préciser.

La victime, un homme sans histoire

Du côté de la victime, on en sait un peu plus sur le profil du veilleur de nuit, prénommé Francis. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit d'un homme sans histoire, marié et sans enfants. Il était employé depuis 2001 par l'association qui gère ce centre.

Samedi, les premières constatations n'ont pas permis de déceler une effraction mais tous les bâtiments n'avaient pas encore été fouillés et rien ne permettait d'écarter une intrusion. Les jeunes de ce centre éducatif sont sous la protection de l'aide sociale à l'enfance. "Ce sont des jeunes en grande difficulté, retirés à leur famille et rencontrant des problèmes familiaux, sociaux ou éducatifs, mais il ne s'agit pas de délinquants", a insisté le parquet.

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