Moirans : après les violences, la demande de permission rejetée

Moirans : après les violences, la demande de permission rejetée

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SACCAGES - Quel sera le climat à Moirans, cet après-midi ? Ce mercredi 21 octobre, le juge d'application des peines a rejeté la demande de permission à l'origine des incidents qui ont frappé la commune iséroise.

Les émeutes du mardi 20 octobre, à Moirans en Isère, n'auront pas rencontré l'écho attendu. Après avoir bloqué une route départementale, l'accès à la gare SNCF et brûlé des voitures, les gens du voyage qui espéraient faire fléchir la justice pour obtenir une permission de sortir pour un détenu afin qu'il assiste aux funérailles de son frère n'ont pas obtenu gain de cause.

Deux décisions, deux refus

Deux demandes ont été émises de la part de la défense de ce détenu, interné à Aiton, en Savoie. L'une pour une permission de sortir "sans escorte" qui a été renvoyée hier, une deuxième, cette fois "sous escorte", qui a été rejetée ce mercredi matin.

EN SAVOIR + >> Pourquoi la demande de permission a été rejetée

Dans l'attente de l'enterrement du jeune frère du détenu, prévu ce mercredi après-midi, la tension ne devrait en tout cas pas retomber à Moirans. Les violences avaient en effet commencé après le premier refus du juge d'application des peines de le laisser sortir. De quoi amener une partie de cette communauté à agir, à l'instar de ce qui s'était passé en Picardie au mois d'août.

Reste que les appels à la fermeté et la condamnation de la classe politique sur le sujet n'ont pas été contredits par la décision du juge. Si Manuel Valls avait appelé à faire preuve de "fermeté", sa ministre de la Justice Christiane Taubira a de son côté jugé ces saccages "absolument condamnables, inacceptables, intolérables", sur France 2, ce mercredi matin. Et la Garde des Sceaux d'ajouter : "On est dans un Etat de droit. Quand on n'admet pas une décision de justice, on saisit la justice."

EN SAVOIR +
>> "C'est gravissime, toute une communauté est stigmatisée"
>> "C'est le seul moyen que j'ai trouvé", plaide la mère d'un des détenus

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