PHOTOS - Mont Blanc : de nouveaux restes humains ressurgissent d'un glacier

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PASSÉ - Dix jours après la découverte d’un couple momifié dans les Alpes suisses, un Lyonnais a trouvé des restes humains, jeudi dans le glacier des Bossons. Ils pourrait s’agir de victimes d’un crash d’avion survenu il y a plusieurs dizaines d’années.

"Je retrouve souvent des morceaux de scalp, de mâchoires.” Daniel Roche a une passion toute  particulière : depuis quatorze ans, ce Lyonnais sillonne le glacier des Bossons à la recherche de traces de deux crashs d’avion d'Air India, survenus en 1950 et en 1966. Jeudi, il a fait une nouvelle découverte, de taille : "Je n'avais jamais retrouvé de restes humains aussi importants”, témoigne-t-il auprès de l’AFP. En l’occurence, “une main, fine et entière, parcheminée, et un morceau de jambe, la partie supérieure".

Selon lui, et après consultation d'un anthropologue médico-légal, il pourrait s'agir des restes d'une femme, passagère du “Kangchenjunga”, un Boeing 707 d’Air India qui s'est écrasé le 23 janvier 1966 avec 117 personnes à bord. Sitôt après sa découverte, il a prévenu le Peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix, qui a transporté en hélicoptère les restes humains dans un sac mortuaire.  Les membres ont été "remis aux pompes funèbres en attendant de voir les suites à donner avec le procureur de la République de Bonneville", indique le lieutenant-colonel Bozon, qui dirige le PGHM. Ce dernier précise que "ces restes ne sont probablement pas du même corps. Ce sont probablement des passagers, mais entre les deux avions, difficile à dire".

Dix jours après la découverte d'un couple momifié

Daniel Roche a également retrouvé ce qui pourrait être l'un des quatre réacteurs du Boeing 707, qu'il compte redescendre dans la vallée par hélitreuillage à l'automne.

Il n’est pas rare que de tels restes ressurgissent des glaciers. Cette découverte survient dix jours après celle des corps momifiés d'un couple de Suisses disparus il y a 75 ans sur le glacier des Diablerets.

L'état de conservation exceptionnel de ces corps peut s'expliquer par l'avancée très lente du glacier des Diablerets, au contraire de celui des Bossons. Sans compter l'impact de l'accident lui-même, s'il s'avère qu'il s'agit bien de victime d'un crash d'avion.

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