Morandini Vs Fogiel : le grand déballage en direct

Morandini Vs Fogiel : le grand déballage en direct

REGLEMENTS DE COMPTES - L’animateur d’Europe 1 a sorti l’artillerie lourde, ce mardi 19 juillet, au cours d’une déclaration devant la presse à l’hôtel Radisson de Boulogne-Billancourt. Dénoncé dans une enquête des Inrocks d'avoir organisé des pratiques douteuses de castings, Jean-Marc Morandini a à son tour mis en cause son concurrent de RTL, Marc-Olivier Fogiel. La guerre des animateurs est ouverte.

La meilleure défense est l’attaque. Jean-Marc Morandini a fait sien cet adage ce mardi 19 juillet en convoquant la presse pour se défendre face aux révélations d’une enquête des Inrocks qui insinue que l’animateur d’Europe 1 aurait organisé des "castings douteux" pour assouvir ses pulsions sexuelles. Cette journée de grand déballage a commencé en début de matinée par l’annonce à la presse d’une "déclaration" à l’hôtel Radisson de Boulogne-Billancourt prévue à 16h30. Pour s'y inscrire, il faut adresser une demande par mail à un mystérieux "kevin"

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Une quarantaine de journalistes étaient accrédités. Il faut donner son nom et son média à l’entrée. Une jeune femme contrôle les identités et griffonne les entrées des journalistes au fur et à mesure sur ses deux pages de liste. A priori, pas de problème pour entrer. Même RTL, la radio concurrente, passe sans problème. En revanche, une reporter des Inrocks, se fait refouler à l’entrée. Raison de ce refus ? Morandini ne voudrait aucun représentant de l’hebdomadaire dans la salle, indique-t-elle sur twitter.

"Les Inrocks font les chiottes"

Ouf, metronews ne s’est pas fait retoquer. Au bar, il faut tourner à gauche. Un molosse du service d’ordre de Jean-Marc Morandini, exige d’inspecter les sacs des journalistes. Plus loin sur la droite, le couloir débouche sur une salle de conférence, tapissée de rouge. Un peu bling-bling, mais la climatisation est correcte. L’animateur est ponctuel. A 16h30, il fait son entrée, entre deux caméras et les téléphones portables braqués sur lui pour faire vivre la "déclaration" sur Periscope.

Veste noire, polo noir, pantalon noir, chaussures noires. Jean-Marc Morandini annonce la couleur : "J’en prends plein la gueule depuis maintenant une semaine, et là c’est trop. […] Je lis des articles dégueulasses, des témoignages que personne ne vérifie, des accusations ignobles, et je ne vous parle même pas des réseaux sociaux". La voix est légèrement tremblante. Il se rassure avec une punchline. "Les Inrocks manipulent la vérité. Les Inrocks font les chiottes." Pas de déclaration spontanée, il lit un texte que son blog, s’est empressé de mettre en ligne, fautes à l’appui .

"Un assassinat public"

Sur le fond, Morandini s’explique. Mais à minima. "Oui, il y a de la nudité dans cette série. Deux minutes. Deux minutes par épisode. Aucune relation sexuelle ! Quel est le problème ?" Selon lui, les acteurs "savaient ce qu’ils venaient de tourner". Il reconnaît toutefois qu’il "y a eu des maladresses" et qu’il est "en train de [s]’en occuper". "Je n’ai jamais abusé de personne ou forcé quiconque à avoir des relations sexuelles avec moi. […] Je n’ai jamais couché avec un mineur", ajoute-t-il.

Puis vient le grand déballage. Jean-Marc Morandini dit avoir été victime depuis mi-avril d’un "chantage" de la part de Marc-Olivier Fogiel, l’animateur vedette de la station concurrente, RTL. Ce dernier aurait fait appel à "son ex-amant, Mathieu Delormeau" pour récupérer des témoignages et "influencer certaines personnes". Morandini dévoile un message que Fogiel lui aurait envoyé : "Je [devais arrêter] de parler de ses mauvaises audiences ou il faisait sortir dans la presse des saloperies sur moi". Jean-Marc Morandini n’a pas peur des mots : "Nous vivons une grande première en France, un assassinat public." Oui, un "assassinat public", cinq jours après un 14 juillet sanglant. Avant de conclure et sortir par une porte dérobée, sans laisser la possibilité aux journalistes de poser la moindre question.

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Plusieurs plaintes en cours

Contacté par metronews, Marc-Olivier Fogiel réagit en évoquant la stratégie de son concurrent : "C’est comme Pasqua, il braque les projecteurs sur moi et créé une affaire dans l’affaire. La vérité, c’est que j’ai appris cette histoire dans la presse. Et évidemment, si j’avais su, je l’aurai signalé à la justice", contre-t-il. Ce SMS, dit-il, a été envoyé pour "mettre fin" à un message en privé sur twitter où Morandini lui aurait dit d’arrêter de publier des messages laissant croire qu’il détenait un "dossier" sur lui. "Il finissait son message par ‘Je te préviens, je suis sans limite’. Alors je lui ai envoyé ce SMS pour mettre fin à cette discussion", explique le journaliste.

Au-delà des mots, une flopée de plaintes au pénal sont attendues sur le bureau du procureur de la République de Paris. D’abord, trois comédiens vont, selon nos informations, déposer plainte "en milieu de semaine prochaine" pour "harcèlement sexuel" et "travail dissimulé". De son côté, Jean-Marc Morandini va attaquer les Inrocks, Marc-Olivier Fogiel, un acteur porno et Mathieu Delormeau, animateur sur D8. Le journaliste de RTL, de son côté, annonce à metronews qu’il va déposer une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse. La saga médiatique est loin d'être terminée.

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