Mort à 64 ans de Patrick Henry, meurtrier du petit Philippe Bertrand

Mort à 64 ans de Patrick Henry, meurtrier du petit Philippe Bertrand

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DÉCÈS – Patrick Henry, qui avait obtenu une suspension de peine au mois de septembre pour raison de santé, est mort ce dimanche à Lille des suites d’un cancer. Il avait été condamné à prison à vie pour l’enlèvement et le meurtre du petit Philippe Bertrand en 1976.

La maladie l’a emporté. Patrick Henry, 64 ans, qui avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1977 pour l’enlèvement et le meurtre du petit Philippe Bertrand un an plus tôt dans la région de Troyes (Aube), est mort ce dimanche, à Lille (Nord), des suites d’un cancer. Ce sont ces proches qui ont annoncé la nouvelle. 


"Il est mort dimanche à 10H30 au CHU de Lille d'un cancer du poumon", a déclaré à l'AFP Martine Veys, une amie qui lui avait trouvé un logement à sa sortie de prison. Patrick Henry avait obtenu mi-septembre une suspension de peine pour raison de santé après 40 années passées derrière les barreaux, faisant de lui l’un des plus anciens détenus de France. "Depuis le 16 septembre, malgré la douleur physique et la lourdeur des soins, il a eu des moments de bonheur comme jamais il en a connu", a encore confié Martine Veys.

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En septembre, la justice accordait une suspension de peine à Patrick Henry pour raison de santé

"La France a peur"

L'affaire de la mort de Philippe Bertrand avait eu, à l'époque, un retentissement énorme. Le chantage à la rançon puis la découverte du corps de l'enfant de 7 ans, mort par strangulation, sous le lit Patrick Henry, alors jeune VRP endetté, avait sidéré l'opinion publique. Notamment parce que le meurtrier connaissait la famille de la victime. "La France a peur", avait lancé le présentateur du JT de TF1 Roger Gicquel au soir de la découverte du cadavre. Des mots passés à la postérité.


Patrick Henry fut aussi un symbole, en son temps, de la lutte contre la peine de mort, échappant de justesse à la guillotine, grâce notamment à la plaidoirie de son avocat Robert Badinter - qui sera à l'origine de l'abolition de la peine capitale en 1981 comme ministre de la Justice - lors de son procès. Libéré sous conditions en 2001, il était retourné derrière les barreaux, après avoir été interpellé en Espagne avec 10 kilos de cannabis en 2002. Patrick Henry avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusqu'à septembre dernier.

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