VIDÉO - "J'ai eu envie d'elle" : les aveux glaçants du meurtrier présumé d'Angélique révélés par le procureur

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FAITS DIVERS – Ce lundi, lors d'une conférence de presse, le procureur de la République de Lille a livré les derniers éléments de l'enquête sur la mort d'Angélique Six, offrant un nouvel éclairage.

Le mystère entourant la mort d’Angélique Six, depuis la découverte du corps de l’adolescente de 13 ans dans la nuit de samedi à dimanche à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), se dissipe quelque peu ce lundi. David R., le principal suspect, interpellé samedi soir, sera prochainement présenté devant le parquet pour "séquestration de mineur de moins de 15 ans en vue de la préparation d'un crime, viol sur mineur de moins de 15 ans et meurtre sur mineur de moins de 15 ans", selon les termes du procureur de Lille, qui a livré ce lundi après-midi, lors d'une conférence de presse, un déroulement précis des faits, s’appuyant notamment sur les déclarations du suspect lors de ses 48 heures de garde à vue. 

J’ai eu envie d’elle. C’était plus fort que moi. J’étais comme dans un état second.David R.

C’est mercredi, lors de son "jour de repos", que David R. est passé à l’acte. Ce jour-là, il se trouve seul chez lui, sa famille s’étant absentée jusqu'au lendemain, et s’en va à Lille acheter des bières, que le procureur qualifiera de "relativement titrées" (c’est-à-dire fortement alcoolisées), et "des pilules contre les troubles de l’érection". Dans son salon, devant la télévision, il consomme deux de ces pilules, et affirme avoir bu "trois canettes" de bière. Puis il s’endort. Avant d’aller prendre l’air à son réveil.

Dans le parc en bas de chez lui, il croise Angélique. "J’ai eu envie d’elle. C’était plus fort que moi. J’étais comme dans un état second", dira-t-il aux policiers. Il l’aborde et prétend devoir lui rendre un objet appartenant à ses parents. La jeune fille, reconnaissant son ancien voisin du dessus, ne se méfie pas et le suit jusqu'à son domicile (sous le regard d’un enfant, dont le témoignage sera décisif). Là, il lui offre à boire et lui pose des questions "de plus en plus intimes". La victime entreprend alors de s’enfuir à plusieurs reprises, mais David R. la retient.

Il va lui imposer une fellation et des pénétrations digitales.Le procureur de Lille

La scène qui suit est insoutenable. Le procureur l’a ainsi décrite : "Elle se met à crier. Il la maintient de force, au point qu’elle se cogne contre la table de séjour. Il commence à la déshabiller et l’emmène dans les toilettes. Il ferme la porte à clé, en s’enfermant avec la jeune fille. Il finit de la déshabiller. Comme elle tente à nouveau de s’enfuir et de se débattre, il lui donne une gifle. Puis il va lui imposer une fellation et des pénétrations digitales. Selon lui, il n’y parvient pas réellement car elle se débat toujours. Ensuite, il prend le pantalon de la jeune fille, le lui passe autour du cou, et il l’étrangle. Il indique que lorsqu'elle a commencé à se débattre, il a compris qu’il devrait la tuer."

L’ensemble de ces violences n’a, toujours selon le suspect, pas duré plus d’un quart d’heure. Le suspect nettoie ensuite les traces de sang et met le corps d’Angélique dans le coffre de sa voiture. Il prend ensuite le volant et, aux alentours de 19h, achète une pelle. Arrivé au bois de Quesnoy-sur-Deûle, il commence à creuser un trou pour l'enterrer, mais y renonce rapidement, et cache alors le cadavre dans un fourré. Il rentre enfin chez lui, et écrit des lettres à sa femme et à ses enfants, évoquant ses "pulsions" sans autre précision. Mais il gardera ces missives cachées dans des tiroirs, à son domicile de Wambrechies. Ce sont les enquêteurs qui les débusqueront en premier.

Ostensiblement ému, le procureur de Lille a aussi expliqué que l’autopsie pratiquée ce lundi sur le corps "confirme globalement" les aveux de David R. Elle révèle que la jeune fille est décédée d’une "asphyxie traumatique". Le suspect avait été condamné en 1996 par la cour d’assises du Nord pour viol avec arme sur une victime de 12 ans, et deux agressions sexuelles sur des femmes d'une quarantaine d'années. Il est sorti de prison en juillet 2000. Il "n'était pas soumis à une obligation de soins", mais il "respectait globalement" les obligations liées à son fichage au FIJAIS. Il encourt désormais la perpétuité.

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