FAITS DIVERS - Ce week-end, un homme d'une cinquantaine d'années est mort après avoir ingéré 56 "shooters" d'alcool. Sa fille estime que le gérant du bar a sa part de responsabilité.

"Ça fait partie de son métier (...) de refuser quelqu'un qui est ivre". Jeudi,  au micro de TF1 , Julie, une jeune femme d'une vingtaine d'années est encore sous le choc. Elle était là samedi soir, quand, dans un bar de Clermont-Ferrand, son père décide de relever le défi du plus gros buveur de "shots", ces mini-verres d'alcool fort. Après 56 doses, il a largement remporté le défi et rentre complètement ivre chez lui.

Contravention ou homicide involontaire ?

Mais cet homme de 57 ans, malgré ses 120 kg, ne survivra pas. Plongé dans un coma éthylique à son retour, il décédera au lendemain de la fête. "Je ne peux pas nier qu'il y a une forme d'implication quelque part", dénonce sa fille.  Selon nos confrères de La Montagne , le gérant du bar affichait en effet chaque semaine sur sa page Facebook le nombre de shots ingérés par ses clients. Précédent record : 55 shots, le 18 octobre dernier, soit une semaine avant le drame.

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En France, pour les gérants de débit de boisson, servir à boire à une personne "manifestement ivre" est passible une contravention qui peut s'élever à 750 euros. L'enquête, toujours en cours à Clermont-Ferrand, devra déterminer s'il y a eu simple délit ou au contraire "homicide involontaire".

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