Mort de la petite Angèle en Vendée : son père avait alerté les services sociaux

FAITS DIVERS
ENQUETE - La père de la fillette décédée en Vendée, dont la mère a été mise en examen pour meurtre et actes de torture, avait alerté fin 2011 les services sociaux du Val-de-Marne.

C'est l'histoire d'une petite fille martyre qui émerge au fil de l'enquête. Et celle peut-être d'un drame qui aurait pu être évité. Cinq jours après la mort d'Angèle, 4 ans, victime de violences répétées et retrouvée étranglée en Vendée, sa mère a été mise examen pour meurtre et actes de tortures. Son compagnon est également accusé d'actes de barbarie et placé sous le statut de témoin assisté pour le meurtre.

Brûlée et étranglée

Le père biologique de la fillette avait alerté fin 2011 les services sociaux du Val-de-Marne, où la mère vivait, avant de s'installer avec son nouveau compagnon à Saint-Georges-de-Pointindoux. La situation de l'enfant, alors accueillie dans une crèche de Limeil-Brévannes, avait "été évaluée" par les services de protection maternelle et infantile. "Rien ne pouvait laisser supposer une maltraitance", a assuré Michèle Créoff, directrice générale adjointe du Conseil général du Val-de-Marne. L'enfant se développait bien même s'il y avait un conflit de couple assez intense" entre les parents qui se disputaient sa garde. Le juge des affaires familiales avait été saisi. Les services sociaux avaient finalement conclu que "la relation était relativement satisfaisante avec la mère".

La trace d'Angèle avait été perdue en juillet 2013 après son retrait de la crèche. Ce sont les gendarmes qui la retrouveront, inanimée, dans la petite maison d'un hameau vendéen. L'autopsie du corps révélera le déchaînement de violences dont elle a été victime durant plus de sept jours. Des morsures, des brûlures, des coups, ou encore des cheveux arrachés que le couple mis en examen justifiera par des "punitions infligées à une fillette trop turbulente".
 

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