Mort de nourrissons à Chambéry : combien d'autres cas ?

Mort de nourrissons à Chambéry : combien d'autres cas ?

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ENQUETE – La révélation d'un nouveau cas de décès suspect de nourrisson à l'hôpital de Chambéry a amené la ministre de la Santé à lancer une vaste enquête nationale pour connaître d'éventuels autres cas. Les résultats des investigations devraient être connus la semaine prochaine.

D'autres décès suspects de nourrissons vont-ils être découverts ? Alors que la mort d'un quatrième bébé à l'hôpital de Chambéry a été révélée mercredi, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé une enquête nationale auprès de tous les établissements approvisionnés en poches alimentaires par le laboratoire Marette. Comme Chloé, Théo et Milie, décédés début décembre à quelques jours d'intervalle, le petit Mathéo a été alimenté par des poches en provenance de ce laboratoire situé dans le Calvados. Si ce nourrisson présentait les mêmes symptômes que les trois autres cas, son décès brutal est intervenu en mars et il n'était pas alimenté par le lot de poches jusqu'alors incriminé. Un lot retiré dès l'apparition des premiers soupçons d'anomalie, le 17 décembre dernier. L'ensemble de la production du laboratoire Marette a quant à elle été suspendu le 7 janvier.

Pour faire la lumière sur ce nouveau cas, la juge d'instruction du pôle santé de Marseille, Annaïck Le Goff, a été saisie. De son côté Marisol Touraine a "demandé que l'ensemble des cas de décès ou d'accidents intervenus pour des nourrissons dans l'un des seize établissements approvisionnés par le laboratoire Marette soient signalés au niveau national". Le ministère devrait disposer des éléments la semaine prochaine. Les parents d'un des nourrissons morts en décembre à Chambéry - qui ont, avec les autres familles concernées, déjà porté plainte contre l'hôpital -, ont pour leur part appelé "tous les parents dans le doute quant au décès brutal de leur bébé à se signaler".

Un germe repéré mais non identifié

Les analyses effectuées sur dix poches du lot suspect ont montré que six d'entre elles avaient été contaminées par "un seul et même germe" qui restait inconnu à ce jour. Selon l'institut Pasteur, il s'agit "d'une nouvelle bactérie, de la grande famille des entérobactéries, d'origine environnementale", c'est-à-dire qu'on peut trouver dans le sol, l'air ou l'eau.

Les responsabilités liées à cette série de drames restent à définir. D'ores et déjà, la ministre de la Santé a indiqué qu'elle prendrait les mesures nécessaires si les résultats de l'inspection en cours à l'hôpital de Chambéry, attendus la semaine prochaine, révélaient des "dysfonctionnements".

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