Mort de Rémi Fraisse : fin de garde à vue pour le gendarme qui a lancé la grenade

FAITS DIVERS

ENQUÊTE - Le maréchal des logis-chef J. avait été placé en garde à vue en début de journée, mercredi. Il n'a pas été déféré devant la justice. L'enquête poursuit son cours.

La garde à vue du maréchal des logis-chef J., qui a lancé, le 16 octobre dernier, la grenade qui a tué le jeune Rémi Fraisse aux alentours du barrage de Sivens, a été levée ce mercredi aux alentours de 19h30. Le gendarme avait été placé sous ce régime en début de journée.

A l'issue de sa garde à vue, qui s'est déroulée en région parisienne, l'homme n'a pas été déféré devant la justice, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Toulouse Pierre-Yves Couilleau. Toutefois, "cette décision ne préjuge en rien de la suite", notamment d'une éventuelle convocation ultérieure devant les juges du maréchal des logis chef J., a ajouté le procureur.

Ouverture d'une information judiciaire

Cette procédure faite suite à l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Cette enquête, ouverte contre X, vise des "faits commis par une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions". Cette enquête, ouverte contre X, vise des "faits commis par une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions". Deux juges d'instruction ont été désignés pour mener les investigations.

Une enquête administrative avait également été demandée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l'Inspection générale de la gendarmerie (IGGN). Elle avait quant à elle écarté "toute faute professionnelle" des gendarmes.

"Ils bougent beaucoup"

À l'époque, le gendarme actuellement gardé à vue avait décrit aux policiers qui l'interrogeaient une atmosphère provocante et tendue , faite d'insultes, lors de la manifestation qui a dégénéré. Cet officier de 32 ans, à la tête d'un escadron de huit hommes expliquait avoir pris "la décision" de jeter une grenade offensive. "Je préviens les manifestants de mon intention. Je la dégoupille, il fait noir mais je connais leur position, avait-il indiqué. S'il assurait avoir "évité de l'envoyer sur les manifestants eux-mêmes", il avait précisé : "Ils bougent beaucoup".

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