Les proches d'une élue LaREM jugés pour l'avoir enlevée et séquestrée : le procès renvoyé

Les proches d'une élue LaREM jugés pour l'avoir enlevée et séquestrée : le procès renvoyé

CONTRE SON GRÉ - Mounia Haddad, conseillère départementale LaREM d’Indre-et-Loire, a été séquestrée par ses parents durant plusieurs jours. Ils l'avaient emmenée en Algérie quelques mois plus tôt afin d'y préparer une union à leur convenance. Jeudi 2 août, la justice a accepté le renvoi de leur procès.

Mounia Haddad, 29 ans, qui vivait en Indre-et-Loire, a été enlevée et séquestrée par sa famille, hostile à son projet de mariage, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Tours. Les faits se sont déroulés les 18 et 19 juillet derniers. 

La jeune femme, cadre administrative et élue LaREM au conseil départemental d'Indre-et-Loire, avait quitté début mai la région avec son compagnon, que sa famille n'acceptait pas. Le couple s'était alors installé dans les Alpes-Maritimes.

Le mercredi 18 juillet dernier, la police est informée par son compagnon de la disparition de la jeune femme à Mandelieu, près de Cannes. L'enquête permet rapidement de géolocaliser le portable de la victime et de suivre son parcours qui la ramène au domicile parental à Saint-Pierre-des-Corps, dans la périphérie de Tours, domicile placé sous surveillance.

Le jeudi 19 juillet au matin, une rixe éclate devant l'habitation entre membres des deux familles, entraînant l'intervention de la police. La jeune femme accourt alors vers les policiers, leur demandant de lui porter secours.

Quatre membres de sa famille placés sous contrôle judiciaire

Le père et deux oncles de la jeune femme ont été mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration" avec libération avant sept jours. Son frère l'a été pour menaces de mort, envoyées par mail quelques semaines auparavant. Tous les quatre ont été placés sous contrôle judiciaire. L'affaire sera examinée par le tribunal correctionnel de Tours le 2 août prochain. La victime et son compagnon, tous deux d'ascendance algérienne, se sont constitués partie civile.

Au printemps dernier, après avoir pris connaissance des projets matrimoniaux de la jeune femme, sa famille l'avait emmenée en Algérie en vue d'y préparer un mariage à leur convenance, a expliqué à l'AFP l'avocat du jeune couple. Selon le parquet, la famille est "tout à fait intégrée".

Profondément triste

A la demande de la défense, le procès, qui se déroulait au tribunal correctionnel de Tours, a été renvoyé, le conseil des quatre hommes ayant contesté le peu de temps dont il disposait pour préparer sa défense. Le parquet a toutefois requis le placement en détention provisoire "pour protéger" la jeune femme, rapporte Le Parisien, présent sur place. En vain. Ils seront placés sous un strict contrôle judiciaire, jusqu'au procès, le 27 septembre prochain.

Le passage devant le tribunal a toutefois permis d'en apprendre davantage sur cette sordide affaire, et notamment que la jeune femme avait dû participer à sa propre dot. 

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