Nancy : un chauffeur de taxi jugé pour avoir jeté sa locataire du 4e étage

Nancy : un chauffeur de taxi jugé pour avoir jeté sa locataire du 4e étage
FAITS DIVERS
DirectLCI
JUSTICE - Un chauffeur de taxi de Nancy (Meurthe-et-Moselle) est jugé cette semaine pour avoir, en août 2013, assassiné une de ses locataires en la jetant par la fenêtre. Motif invoqué par l'accusé : des loyers impayés.

Cela aurait pu être le crime parfait... mais l'accusé s'est livré à la police quatre jours après son méfait. Depuis mardi 10 janvier, un chaufeur de taxi nancéien est jugé pour "assassinat" devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. Déjà condamné pour des violences sur des clients, cet homme de 46 ans, propriétaire d’une vingtaine de logements, est accusé d'avoir jetée du 4e étage une de ses locataires. C'était en août 2013.


"Les premiers éléments de l’enquête nous orientaient vers un suicide. Car la famille de la victime nous avait dit qu’elle était dépressive et avait déjà tenté de mettre fin à ses jours", reconnaît la policière qui a dirigé l’enquête, dans l'Est républicain. Une autopsie était prévue. Aurait-elle permis de savoir que la défenestration était en fait un crime ? La question reste en suspens. Car avant que l’examen du corps ait lieu, l'accusé a appelé la police pour se dénoncer.


"Il a versé deux ou trois larmes dans mon bureau, mais il n’a pas expliqué grand-chose au début", se souvient la directrice d’enquête dans l'Est républicain. Même attitude devant la cour d'assises, où l'accusé évoque ses relations compliquées avec son père au lieu d'avoir des mots pour sa victime.

Une "haine" irrationnelle

Au premier jour du procès, décrit par l'Est républicain, la présidente de la cour évoque "le nœud de l’affaire". Selon elle, il n’est pas à chercher dans la jeunesse de l’accusé, mais dans la "haine" irrationnelle qu’il a développée pour la victime. Tout serait parti d’un problème de loyers impayés. "La victime vous devait combien", interroge l’une des avocates de la famille de la locataire assassinée. "Entre 3 500 et 4 000 euros", répond l’accusé. "Le prix d’une vie !", réplique l’avocate. 


Ce jeudi, les audiences sont consacrées, après la fin de l'interrogatoire de l'accusé sur les faits, aux expertises médicales. Le jugement est attendu vendredi 13 janvier.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter