Nantes : un migrant de 17 ans tabassé après une manifestation, la police judiciaire saisie

FAITS DIVERS

AGRESSION - En marge d'une manifestation contre les expulsions, un migrant de 17 ans a violemment été agressé samedi dernier par des individus cagoulés. Ce mardi, la police judiciaire s'est saisie de l'affaire.

La police judiciaire de Nantes a été saisie ce mardi après le dépôt d'une plainte d'un migrant de 17 ans pour une agression à coups de matraques par des personnes cagoulées, samedi à l'issue d'une manifestation contre les expulsions, ont appris nos confrères de l'AFP de sources concordantes. Les services de l'antenne nantaise de la PJ ont été saisis, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du site internet de Ouest-France. 

Coups de matraques

Le jeune homme, de nationalité ivoirienne, a déposé plainte contre X pour "violences avec arme" au lendemain de l'agression, selon une source policière et une membre d'un collectif de soutien aux migrants. Il a expliqué avoir été agressé par six hommes et une femme, vêtus de noir, après avoir été embarqué en voiture à la fin d'une manifestation contre les expulsions, samedi après-midi, a précisé une source policière à l'AFP. 

Selon ses déclarations, alors qu'il était en train de faire ses lacets, non loin du lieu où s'est disloquée la manifestation, il a été bousculé par un homme, puis s'est fait poser un mouchoir sur le visage par un deuxième. Embarqué dans un véhicule, les mains attachées dans le dos, il s'est retrouvé dans une sorte de cour arborée, où était présente une autre voiture, a-t-on ajouté de même source. "Ils m'ont fait mettre à genoux. Au total, ils étaient sept, tous habillés en noir, cagoulés", a déclaré le jeune homme au journal Ouest-France. 

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On lui aurait alors montré des photos de migrants prises dans une ancienne maison de retraite, occupée actuellement par près de 200 personnes et dans laquelle il réside, ainsi que des images de participants à la manifestation samedi.

"Ils voulaient que je donne leur nom et des informations sur leur situation. A chaque fois, j'ai donné de fausses informations. A chaque fois, j'ai reçu des coups de matraques au ventre, aux genoux...", confie le jeune homme à Ouest France, qui explique avoir été relâché ensuite en centre-ville. 

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