"Que justice soit faite" : trois marches blanches organisées ce mercredi en hommage à Naomi Musenga

AFFAIRE NAOMI - Plusieurs marches blanches vont se tenir ce mercredi 16 mai à Paris, Strasbourg et Valence pour rendre hommage à Naomi Musenga. La jeune femme est décédée à l'âge de 22 ans en décembre dernier, prise en charge tardivement après avoir été raillée par une opératrice du Samu.

Ce sont trois marches blanches qui sont organisée ce mercredi, pour rendre hommage à Naomi Musenga. Elles se tiendront à Strasbourg, Paris, et Valence, à l’initiative de différentes personnes.


Cette Strasbourgeoise de 22 ans était décédée quelques heures après avoir été raillée au téléphone par les secours qui avaient refusé de la prendre immédiatement en charge.

A Strasbourg, la marche partira à 17h30 de la place Kléber, au coeur de la capitale alsacienne et marchera jusqu’à la place de la Bourse. Plusieurs centaines de personnes émues par l'histoire tragique de cette jeune femme sont attendues. Les parents de Naomi ainsi que ses frères et sœurs et amis ont d’ailleurs indiqué qu’ils prendraient part à cet hommage solennel, organisé par un collectif sur Facebook baptisé "Justice pour Naomi Musenga". 


"Pour la justice et la vérité de notre chère Naomi, et pour que cela ne se reproduise plus !", indique le collectif sur sa page Facebook, suivie par plus de 7.500 personnes.  Le collectif souhaite rendre un "hommage digne à la mémoire de Naomi" et "soutenir sa famille". Les parents de Naomi Musenga demandent "que justice soit faite" et veulent connaître les circonstances de la mort de leur fille.

La manifestation organisée à Paris aura lieu à la même heure que le défilé strasbourgeois, 17h30, et se fait à l’initiative du Centre d'observation des inégalités (Codi). Le rassemblement, fait "en solidarité", se veut "sobre et "pacifiste". Le départ est prévu place de l'Opéra et le cortège se rendra devant le ministère de la Justice.


"Il n'y aura pas de banderole ni de messages politiques. On veut que cela soit plutôt quelque chose de pacifiste plutôt que revendicatif, avec des messages d'amour", a souligné le délégué du Codi Thierry Paul Valette. Pour le Codi, Naomi Musenga a été victime de discrimination. Son jeune âge "est certainement quelque chose qui a joué en sa défaveur", a estimé Thierry Paul Valette.

Une troisième marche est également prévue à Valence dans la Drôme, sous l'égide là encore du Codi. 


Naomi Musenga, jeune mère d'une fillette de 18 mois et qui aimait participer à des défilés de mode, est décédée après avoir été hospitalisée le 29 décembre, victime d'un infarctus.


Quelques heures avant son transport à l'hôpital, elle avait appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre. L'opératrice, sur un ton moqueur, l'avait invitée à contacter SOS Médecins, ce qui avait retardé l'intervention des secours. Révélée par l'hebdomadaire alsacien Heb'di, l'affaire a provoqué une vague d'indignation après la diffusion de l'enregistrement par les médias nationaux. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'était déclarée "profondément indignée", dénonçant de "graves dysfonctionnements".

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