Nice : la mise à mort du chef d'un étrange club de motards en procès

FAITS DIVERS

PROCES - Deux garçons et une fille, membres d'un confidentiel club de motards sans motos aux pratiques humiliantes, comparaissent à partir de ce lundi devant la cour d'assises des mineurs des Alpes-Maritimes pour l'assassinat de leur chef et la tentative d'assassinat de sa petite amie.

C'est le procès d'une mise à mort qui s'ouvre ce lundi matin à Nice. Deux garçons et une fille, membres d'un étrange et confidentiel club de motards sans motos aux pratiques humiliantes, comparaissent devant la cour d'assises des mineurs des Alpes-Maritimes pour l'assassinat de leur chef et la tentative d'assassinat de sa petite amie. L'assassinat de Mayeul Gaden dit "Karl", commis le 27 octobre 2011 à Nice, avait été révélé quinze mois après les faits par une jeune femme quittée par l'un de ses auteurs présumés. Les accusés ont avoué leurs crimes.

Ce procès est l'occasion d'une incursion dans l'univers en vase clos de jeunes gens à la dérive, au sein du club "Fenry" fondé par Mayeul Gaden. Celui-ci soumettait ses membres à des épreuves pour grimper dans la hiérarchie, sur le modèle des Hells Angels nord-américains. Ne supportant pas les humiliations, deux membres, Nicolas et Marvin, ont planifié l'élimination de leur chef autoritaire, avec l'appui de la seule mineure au moment des faits, surnommée "Tess". Ils ont bénéficié du concours plus indirect d'un quatrième comparse, Alexandru, qui comparaît libre au procès "pour complicité de tentative d'assassinat" sur la petite amie.

La petite amie lapidée à coups de rochers

Mayeul Gaden a été lardé de 32 coups couteaux sur une colline de Nice. Sa petite amie Manuela (dont le prénom a été changé) a quant à elle été emmenée en montagne dans un chalet abandonné. La jeune fille y a reçu des coups de pelle sur la tête, s'est effondrée dans un trou creusé et s'est fait lapider avec des gros rochers. Elle a réussi à s'extirper et à supplier ses bourreaux de la laisser en vie, ce qu'ils ont accepté contre son silence. 

Egalement sur le banc des accusés, libres, les parents de Nicolas, qui auraient aidé à maquiller le crime de leur fils en faisant disparaître la voiture ayant transporté le cadavre. Le procès doit durer quinze jours. L'avocate de l'unique mineure au moment des faits demandera la levée du huis clos, sa cliente souhaitant s'expliquer publiquement.

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