Nice : le patron de la police dans la viseur de l’IGPN

FAITS DIVERS
INCEPTION - A Nice, l’inspection générale de la police nationale enquête sur les méthodes de Didier Cristini, lui-même patron niçois de la police des polices.

C’est l’histoire d’un cordonnier mal chaussé. Ou plutôt d’un commissaire divisionnaire, patron niçois de la police des polices, visé lui-même par une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon les révélations de Mediapart ce lundi , les méthodes du dénommé Didier Cristini seraient en effet sérieusement dans le viseur des "boeufs-carottes".

Déjà début août, RTL révélait qu’un rapport accablant, provenant du chef de l’unité de protection sociale de Nice, dénonçait "des procédés inqualifiables et injustes, confinant au harcèlement" menés par Didier Cristini à l’encontre des membres de la brigade des stupéfiants.

Une affaire réduite à peau de chagrin

Et voilà que s’ajoutent à ces accusations une remise en cause, dans les règles, de l’enquête menée sur la Brigade anti-criminelle (BAC) Nord de Marseille. Rappelez-vous, c’était en octobre 2012. Trente policiers étaient suspendus, 17 mis en examen et parmi eux, sept étaient écroués pour "vol en bande organisée, acquisition, détention et transport non autorisé de stupéfiants". Aux manettes de ces investigations hors normes : Didier Cristini, à l’époque en charge de l’IGPN de Marseille.

Or, au fur et à mesure d’une instruction judiciaire toujours en cours, il semblerait selon Mediapart que ces accusations tombent une à une et que l’affaire, peu à peu, se réduise à peau de chagrin. Le journal annonce en effet que ce scandale pourrait finalement se résumer à "des entorses au règlement".

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Par ailleurs, au commissariat de Grasse, les fonctionnaires de police ont là aussi bien failli faire les frais des "allégations fantaisistes" du commissaire divisionnaire. En 2014, ses accusations de corruption se sont révélées par la suite totalement fausses.

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