Nîmes : des jeunes sèment la zizanie dans un hypermarché

Nîmes : des jeunes sèment la zizanie dans un hypermarché

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FAIT DIVERS - Mi-décembre, une loterie organisée dans un hypermarché de Nîmes a donné lieu à des débordements. Un groupe de jeunes s'est montré violent et une femme a même déposé plainte.

Loterie, injures, menaces, plainte sont autant d'ingrédients du fait divers survenu le 14 décembre dernier dans un hypermarché de Nîmes et dont Midi Libre se fait l'écho dimanche. Tout commence lorsqu'une célèbre enseigne de grande distribution décide d'organiser un jeu-concours pour fêter l'agrandissement de ses locaux. A la clé : le gain d'une voiture de marque Alfa Romeo d'une valeur de 12.000 euros.

Un gros lot qui attise les convoitises, surtout quand l'organisation du jeu ne fait planer aucun doute sur l'heure à laquelle le véhicule sera gagné. "L’animateur a expliqué au public qu’il y avait un lot toutes les 45 minutes et que la voiture serait gagnée à partir de 17 heures. Il n’y avait pas d’huissier sur place. Un lot est tombé après 16 heures. Les personnes présentes ont vite fait le calcul et compris que le gros lot devait donc tomber à 17 h 15", raconte au quotidien régional une femme qui a décidé de déposer plainte à la suite d'un événement qui a viré à l'incident.

"Il m’a donné un coup de pied puis m’a écrasé la cheville assurant qu’il allait me buter"

Pour quelles raisons ? "À partir de 16 heures, j’ai fait la queue comme tout le monde, raconte la jeune femme. Il y avait des barrières. Un groupe de jeunes n’a pas fait la queue. Ils se sont mis de côté et se sont introduits dans la file au moment “gagnant” et ont validé leur ticket. L’un d’entre eux a gagné la voiture. Ils ont triché. C’est de la malhonnêteté. Et tout cela s’est passé sous les yeux des vigiles."

La mère de la plaignante a ensuite eu le malheur de manifester son mécontentement. "Elle a crié que tout cela était truqué. Ces jeunes l’ont alors injuriée et l’un d’entre eux, qui était un copain du gagnant, a jeté une barrière dans sa direction. Il a voulu la frapper et avant qu’il n’y parvienne, je me suis interposée. Il m’a donné un coup de pied puis m’a écrasé la cheville assurant qu’il allait me buter. Même le chef vigile a été menacé", poursuit la jeune femme.

Depuis le dépôt de plainte pour "violence, menace de mort et injure", une enquête policière est en cours. De son côté, la direction de l'hypermarché confirme des "dérapages" comme le maintien du jeu-concours à une fin : éviter que "cela dégénère et se termine en bataille rangée".

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