Nord : un agriculteur meurt d’une piqûre de frelon asiatique

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ACCIDENT - Nos confrères de "La Voix du Nord" rapportent qu'un agriculteur de 58 ans a été victime d’un "choc anaphylactique foudroyant" après avoir été piqué par un frelon asiatique.

Grand prédateur des abeilles, il est un fléau pour les apiculteurs. Mais le frelon asiatique est aussi un danger pour l’homme. Un agriculteur de 58 ans est décédé le vendredi 12 août dernier, près de Valenciennes (Nord), deux jours après avoir été piqué.


Selon La Voix du Nord, l'homme, victime d’un "choc anaphylactique", avait été piqué peu de temps après être monté dans sa voiture pour regagner son domicile après sa journée de travail. Il a perdu connaissance en conduisant et a percuté un poteau au bord de la route. 

"J’ai de suite remarqué que le conducteur avait le pied gonflé. J’ai aussi vu la bestiole, elle avait la tête noire et les pattes jaunes", rapporte, toujours pour le quotidien local, un témoin intervenu sur place juste après l'accident. 

Allergique aux piqûres d’insectes

Le SAMU, qui a pris en charge l'agriculteur, pense d'abord à une crise cardiaque. Mais les médecins du centre hospitalier de Valenciennes découvrent finalement le dard du frelon dans la cuisse de l'homme. La bête est, elle, retrouvée dans la voiture. 


Après deux jours d’hospitalisation, l'homme est finalement mort le dimanche 12 août. Selon sa sœur, il a été "victime d’un choc anaphylactique de grade 4". D'après la sous-préfecture, il était allergique aux piqûres d'insectes. 

Croissance exponentielle

Observé pour la première fois en 2004 dans le Lot-et-Garonne, le "Vespa velutina nigrithorax", originaire de la région de Shanghaï (Chine), a colonisé depuis plus de 70% du territoire national. 


Ce prédateur, qui attaque tous les autres insectes, les ruches, mais aussi l'homme, est "capable de construire son nid n'importe où, dans des cavités souterraines, des buissons, au sommet d'arbres de plus de 30 m de haut", explique à l’AFP Eric Darrouzet, enseignant-chercheur à l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (IRBI) de l'Université de Tours, qui coordonne depuis 2011 des projets de recherche sur le frelon asiatique. 

"On ne sait pas encore repérer les nids et les détruire", indique-t-il encore, ce qui explique en partie sa croissance exponentielle.

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