Nordahl Lelandais : deux nouveaux appels à témoins lancés pour deux disparus de la Drôme

FAITS DIVERS
INVESTIGATIONS - La gendarmerie lance ce lundi deux appels à témoins au plan national concernant deux personnes disparues en 2011 et 2016 dans la Drôme et dont les dossiers ont été rouverts récemment. Il s’agit de Nelly Balmain et Eric Foray. Pour l'instant, le lien avec Nordahl Lelandais est cependant uniquement géographique.

A l'époque, les enquêtes sur leurs disparitions n'avaient rien donné. Mais les dossiers de Nelly Balmain et Eric Foray, disparus dans la Drôme en 2011 et 2016, ont été rouverts récemment par le parquet de Valence en raison de leur proximité géographique avec les deux crimes imputés à Nordahl Lelandais. Ils font partie des centaines de dossiers réexaminés pour y déceler une éventuelle implication de Nordahl Lelandais.


Les premières investigations n'ont pour l’instant pas permis de faire un lien quelconque entre ces deux disparitions et Nordahl Lelandais. Mais les gendarmes entendent profiter de l'intérêt récent suscité autour de celui qui est poursuivi pour le meurtre de la petite Maëlys et pour l’assassinat du caporal Noyer pour tenter de toucher le plus grand nombre. Ils ont donc lancé ce lundi matin un appel à témoins concernant ces deux personnes.

Le premier concerne Éric Foray, parti le 16 septembre 2016 à Chatuzange-le-Goubet (Drôme) faire des courses au village. Cet homme de 47 ans, cheveux courts et allure athlétique, n'a jamais été retrouvé. Ni son véhicule.

La disparition de Nelly Balmain est quant à elle plus ancienne. En août 2011, cette femme de 29 ans quittait le domicile de ses parents à Saint-Jean-en-Royans (Drôme) pour ne jamais réapparaître. Son scooter n'a jamais été retrouvé non plus.

Au total,  une vingtaine d'affaires font l'objet d'un réexamen approfondi. 


"Ces deux appels à témoins sont lancés pour recueillir de nouvelles informations, voire un détail, qui permettraient de redonner des pistes dans ces deux disparitions qui n'ont à ce stade aucun lien entre elles", explique le général Jean-Philippe Lecouffe, sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale.


Ces deux disparitions sont actuellement étudiées par la cellule de coordination Ariane, créée mi-janvier au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise après la mise en cause de Nordahl Lelandais dans la mort de la petite Maëlys De Araujo en Isère et du caporal Arthur Noyer en Savoie.

Ce que l'on cherche, c'est le petit détail qui va faire la différenceGénéral Lecouffe

Elle est chargée de procéder à des recoupements entre le "parcours de vie" de l'ancien maître-chien de 35 ans et les disparitions non élucidées dans les régions qu'il aurait fréquentées. Les sept gendarmes du service central du renseignement criminel de la gendarmerie, en lien avec les Sections de recherche locales, ont ainsi repris les dossiers d'enquête de 900 disparitions dans 20 départements. Un certain nombre ont été écartés depuis.


"Il n'y a rien à ce stade dans le dossier qui permet de le relier à Nordahl Lelandais. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire, d'où le lancement des deux appels à témoins. Ce que l'on cherche, c'est le petit détail qui va faire la différence", poursuit le général Lecouffe.

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