Nouveau détenu manquant à la prison de Réau : "Ici, le personnel est débordé"

FAITS DIVERS
ABSENT - Un détenu condamné notamment pour braquage et possession de stupéfiants n’a pas regagné sa cellule après une permission de sortie, mercredi, à la prison de Réau en Seine-et-Marne. Cette même prison où était incarcéré le braqueur Wilston B. évadé depuis le mois de mai et tué lundi.

Depuis lundi, la prison de Réau, en Seine-et-Marne, est au cœur des interrogations. Un détenu n’est pas rentré de permission mercredi soir, confie une source pénitentiaire à metronews. Autorisé à sortir pour "maintien des liens familiaux", l'homme avait été condamné il y a quelques années pour des vols avec violence et des faits de braquage, mais aussi pour possession de stupéfiants et conduite sans permis. Il n'était pas libérable avant juillet 2016.

Le détenu n'est pas encore considéré comme évadé, car l'administration pénitentiaire attend au moins 48 heures après la fin de permission avant de considérer que le détenu est en fuite. Notre interlocuteur précise que "certains reviennent parfois avec plusieurs heures de retard voir le lendemain."

"Réau manque cruellement d'effectifs"

La maison centrale dans laquelle l'homme était incarcéré est la même que celle où se trouvait Wilston B., en cavale depuis le 27 mai dernier et tué lundi lors d'un échange de tirs avec des policiers, sur l'Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) après le braquage d’un entrepôt à Saint-Ouen. Un policier de 36 ans a été grièvement blessé lors de cet affrontement. Peu après, on apprenait que le tireur avait bénéficié d’une permission de sortie malgré son passé violent et le fait qu’il ait été signalé comme s’étant rapproché de personnes proches de la mouvance radicale islamiste en prison.

Depuis, les syndicats pénitentiaires se sont soulevés contre Christiane Taubira notamment sur les conditions des permissions de sortie accordées aux détenus. Une autre source syndicale explique à metronews que la prison de Réau présente de gros problèmes de moyens humains, et ce, depuis des années : "Dans tous les services, il y a un problème d'effectif important. On ne peut pas escorter tous les détenus, surtout pour des permissions qui concernent la famille. Le personnel est débordé ici et ce n'est pas la prison qui décide des permissions et de ses conditions. Notre problème ici, c'est clairement le manque d'effectifs."

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