Nouvel An à Champigny-sur-Marne : des policiers lynchés, deux individus en garde à vue

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VIOLENCES - Deux policiers ont été violemment pris à partie alors qu'ils intervenaient à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dans la nuit de dimanche à lundi. Une vidéo montre la policière rouée de coups par un groupe. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a rencontré les fonctionnaires. Deux personnes ont été placées en garde à vue.

La séquence a fait le tour des réseaux sociaux lundi matin. Une vidéo amateur postée sur Twitter montre un groupe d'individus s'en prenant à un véhicule de police au cours d'une intervention à la lisière de Chennevières-sur-Marne et de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) durant la nuit du Nouvel An. Plusieurs personnes entourant le groupe appellent à incendier le véhicule qui vient d'être retourné.


Dans la même vidéo, on voit ensuite de nombreux individus poursuivre une policière en uniforme puis la rouer de coups lorsque celle-ci se retrouve projetée au sol. Une scène qui a suscité de nombreuses réactions d'indignation lundi. 

Nez cassé et ecchymoses

Selon une source préfectorale sollicitée par LCI, un policier a eu le nez cassé lors de ces violences, et sa coéquipière, filmée sur la vidéo amateur, s'est sortie de ce lynchage avec des ecchymoses. Les deux fonctionnaires sont sortis de l'hôpital mais, selon Le Parisien, se sont vus prescrire 7 et 8 jours d'ITT. 


Les agents avaient été appelés dans le secteur alors qu'une vingtaine d'individus tentaient de s'inviter à une soirée. Après les violences, deux individus ont été placés en garde à vue et le commissariat de Chennevières-sur-Marne a été saisi de l'enquête. 

Un "lynchage lâche et criminel" pour Emmanuel Macron

Sur son compte Twitter, Emmanuel Macron promet que les individus "coupables du lynchage lâche et criminel" de ces deux policiers "seront retrouvés et punis". 

Collomb promet de faire la lumière

Sur son compte Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a condamné les "lâches auteurs de ces actes inqualifiables", promettant de tout mettre en oeuvre pour retrouver les responsables de ces violences après avoir rencontré les fonctionnaires agressés. 

Selon Le Parisien, près de 200 personnes se trouvaient sur place lors de l'attaque essuyée par les policiers. A leur arrivée, les renforts ont dû faire usage de flash-ball, de grenades de désencerclement et de lacrymogène. 

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