Nouvel attentat déjoué : un seul et même commanditaire en Syrie aux manettes de plusieurs cellules

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TERRORISME – La police fait face depuis huit mois à un nouveau réseau structuré en plusieurs cellules, cloisonnées, réparties sur le territoire. Un premier groupe a été démantelé en juin à la veille de l’Euro. Un deuxième ce week-end. Les deux en réfèrent au même homme.

C’est la première fois depuis le 13 novembre 2015 que l’on parle à nouveau d’un "réseau", de "cellules" structurées, d’individus aussi proches d’un passage à l’acte. Selon nos informations, les services antiterroristes viennent de démanteler ce week-end à Strasbourg et Marseille le deuxième volet d’un groupe d’individus parfaitement structurés.


Le premier groupe avait été arrêté le 14 juin, juste avant l’Euro de football, en Ile-de-France. Cinq personnes avaient été interpellées, deux écrouées. "Il s’agissait d’un volet plutôt financier", détaille une source proche de l’enquête auprès de LCI. Une cellule organisée et missionnée pour financer des attentats sur le territoire. Avec un lien avéré en Syrie, un mystérieux commanditaire, dont le nom reste pour l’heure secret.

Des cellules cloisonnées, hermétiques

Au cours de cette enquête, lancée en février dernier par le parquet antiterroriste, les services de renseignement ont décelé un autre groupe d’individus. Lui aussi en lien avec ce même commanditaire. Mais cette cellule d’éléments opérationnels n’échange aucune information avec les "financiers". "Ce réseau est très structuré, avec des cellules cloisonnées. Tous réfèrent à la même source en Syrie mais ils n’échangent pas entre eux des informations", poursuit notre source.


De sorte que seul ce commanditaire est au courant de l’avancée des opérations de ses cellules. L’une d’entre elles recherche activement à se procurer des armes pour commettre des attentats sur le territoire français. Mais elle a du mal. "Les trafiquants d’armes sont de moins en moins enclins à travailler avec les barbus. Ils savent qu’ils sont surveillés", ajoute-t-on.

Une lettre d’allégeance

Un "piège" est alors tendu par les enquêteurs. Une cache d’armes est proposée, un lieu surveillé 24h/24. Le dispositif est très discret. Mais au fils des jours, des semaines, personne ne vient récupérer ces armes. En revanche, des échanges entre ces individus et leur source en Syrie inquiètent les policiers, qui y perçoivent de la "nervosité", nous dit-on. Comprendre, en langage "policier", l’imminence d’un passage à l’acte.


Trois individus sont interpellés à Marseille. Quatre autres, samedi soir, à Strasbourg. Chez l’un d’entre eux, les policiers retrouvent deux pistolets-automatiques ainsi qu’au moins une lettre d’allégeance à Daech. Cet homme travaillait, selon nos informations, dans une école de la ville comme assistant périscolaire.  Deux sont soupçonnés de s'être rendus en Syrie. Tous sont en garde à vue entre les mains de la DGSI. Une garde à vue qui peut durer jusqu’à 96 heures.

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