Nouvelle-Calédonie : plusieurs gendarmes blessés après des affrontements

FAITS DIVERS
FAITS DIVERS - Sept gendarmes ont été blessés dont deux par arme à feu dimanche matin près de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Ces militaires tentaient de dégager des véhicules volontairement incendiés un peu plus tôt et qui coupaient la circulation. Ces manifestations de violences feraient suite à la mort d'un jeune homme de la tribu de Saint-Louis lors d'un contrôle qui a mal tourné.

Situation tendue au Mont-Dore dans la banlieue de Nouméa en Nouvelle-Calédonie qui fait face à une flamblée de violences. Dimanche matin, plusieurs gendarmes ont été blessés par arme à feu après des affrontements qui feraient suite à la mort d'un jeune homme lors d'un contrôle qui a mal tourné la veille, a annoncé le haut-commissariat de la Nouvelle-Calédonie.


Selon nos informations, sept militaires ont été blessés dont deux par arme à feu et cinq par éclats de projectiles. Le commandant du groupement tactique de gendarmerie mobile a notamment été touché par balles à l'épaule et à la joue ainsi qu'un gendarme de l'antenne du GIGN blessé par un tir de chevrotine. Ces gendarmes ont été pris pour cible à l'aube alors qu'ils étaient en reconnaissance sur la route longeant la tribu de Saint-Louis où un barrage coupant la circulation avait été illégalement dressé. 

Flambée de violences après la mort d'un jeune homme

C'est sur cet axe que trois véhicules avaient été volontairement incendiés un peu plus tôt. Les gendarmes étaient alors intervenus pour tenter de dégager la route coupée de la circulation. Une opération de déblaiement qui avait tourné court, les deux véhicules blindés de la gendarmerie appuyés par un peloton de la gendarmerie mobile dépêchés sur place ayant essuyé des jets de pierres. Dimanche, à l'aube, une reconnaissance avait alors été organisée par plusieurs équipages de gendarmerie pour tenter une nouvelle fois d'évacuer les véhicules incendiés. Cette fois, les militaires ont été accueillis par des tirs d'armes à feu. Durant toute la nuit, des dégradations ont par ailleurs été commises dans les commerces et sur la voie publique à Mont-Dore. La circulation n'était toujours pas rétablie ce dimanche. 


Ces violences feraient suite à la mort  la veille d'un jeune homme de 23 ans, originaire de la tribu de Saint-Louis. Une patrouille composée de quatre gendarmes mobiles avaient tenté samedi de procéder au contrôle d'un "véhicule suspect" signalé sur des faits de vols. Mais le conducteur n'aurait pas obtempéré et aurait fait une marche arrière en "fonçant délibérement sur un gendarme qui est parvenu à s’écarter", indique une source à LCI.  Le chef de patrouille, "un gendarme très expérimenté", selon les termes du procureur de la République Alexis Bouroz, a alors fait usage de son arme à une reprise. Grièvement blessé, le conducteur est décédé quelques heures après son transport à l'hôpital. Ce jeune homme était très défavorablement connu de la justice pour des faits de vols aggravés et violences avec arme. Selon la presse locale, il s'était évadé de la prison du Camp Est en juin 2015 et était recherché depuis. Les autres occupants du véhicule volé ont eux réussi à prendre la fuite. 

Appel "au calme et au discernement"

Afin de rétablir le calme, les représentants de la commune du Mont-Dore, de l’Etat et du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se sont réunis dimanche. Une médiation rassemblant les différents responsables coutumiers de la tribu de Saint-Louis ainsi que la famille de la victime, qui ont donné leur accord, devrait suivre. "Reste à en fixer les modalités", a indiqué aux Nouvelles calédoniennes Eric Gay, le maire de la commune. En attendant, l'édile et le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie Philippe Germain ont invité dans un communiqué "la population à faire preuve de calme et de discernement".

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