Obligé de passer la nuit dehors... car son fauteuil roulant était tombé en panne

Obligé de passer la nuit dehors... car son fauteuil roulant était tombé en panne

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PÉRIPLE - Un Lillois de 35 ans a dû passer la nuit du 30 au 31 décembre dans la rue après que les batteries de son fauteuil roulant sont tombées en panne. Aucun service d’urgence n’a pu le prendre en charge.

Ce qui devait être une soirée tranquille au poste s'est transformé en une nuit passée dehors, à tenter de rentrer chez lui. Samedi 30 décembre, Loïs est sur son chemin pour aller faire la fête dans un établissement de Lille. Handicapé moteur, il se déplace à l’aide de son fauteuil roulant électrique. En rentrant à 3h du matin, alors qu’il regagne une station de métro, le sort s’abat une première fois sur lui. Ascenseur en panne, il manque de peu le dernier wagon.


La malchance va alors s’enchainer pour cet homme âgé de 35 ans. En tentant de rentrer chez lui sur son fauteuil, ses batteries se vident. "Comme je comptais rentrer en métro, je n’avais pas fait trop attention à la charge de mon fauteuil", raconte-t-il à 20 Minutes, qui rapporte l’histoire. "C’est une négligence de ma part". Coincé sur le bord de la chaussée, Loïs est poursuivi par le mauvais œil. La batterie de son portable se vide à son tour, et son téléphone finit par s'éteindre. 

Tous les services que j’ai contactés m’ont dit que ma situation n’était pas une urgenceLoïs

Profitant de l’aide de quelques passants, il parvient tout de même à joindre les services de secours. "J’ai appelé plusieurs fois les pompiers, la police et même le Samu pour me venir en aide, mais ils se sont tous renvoyés la balle. […] Tous les services que j’ai contactés m’ont dit que ma situation n’était pas une urgence. Pourtant, ce n’était tout de même pas la mer à boire de me reconduire chez moi". Une patrouille de police finit tout de même par lui donner un coup de main pour déplacer son fauteuil sur le trottoir. Mais n’ayant pas la place de l’installer dans le véhicule, impossible de le ramener chez lui.


Loïs entrevoit la fin de son périple lorsqu’il parvient à contacter sa mère depuis un café, à 8h du matin. Il lui faudra tout de même attendre midi pour rentrer chez lui, conduit par une ambulance.

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