Cerf tué dans un jardin privé à Lacroix Saint-Ouen : la propriétaire dément avoir donné son autorisation

FAITS DIVERS
POLÉMIQUE – Depuis la mort d'un cerf, abattu samedi dans une propriété privée à Lacroix Saint-Ouen (Oise), la polémique enfle. La propriétaire affirme ne pas avoir donné son autorisation pour le tuer.

C’est une voix importante dans la polémique qui oppose chasseurs et défenseurs des animaux depuis samedi. Ce jour-là, un cerf traqué par des véneurs lors d'une chasse à courre dans la forêt de Compiègne s'était réfugié dans une propriété privée à Lacroix Saint-Ouen (Oise), où il avait ensuite été abattu. La propriétaire de la maison dément ce mercredi avoir donné son accord pour abattre l’animal. "Je n'ai pas donné mon autorisation pour qu'on tue le cerf", a-t-elle déclaré à nos confrères de France 3. 


Comme la loi le veut, les gendarmes avaient appelé les propriétaires avant que l'animal ne soit abattu. Mais ils étaient absents. ""Ils avaient donné leur accord pour pénétrer sur leur terrain et mettre fin au trouble à l’ordre public, idéalement en préservant la vie de la bête, ce qui a été tenté",  nous avait-on indiqué auparavant à la gendarmerie. 

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"J'ai dit que je ne voulais pas que l'animal soit tué"

La propriétaire, elle, est plus catégorique, expliquant avoir signifié son refus : "Ils (les gendarmes) m'ont appelée en m'informant qu'un cerf était bloqué dans la descente de mon garage, j'ai dit que je ne voulais pas que l'animal soit tué. Ils m'ont répondu 'de toute façon, quand les propriétaires ne sont pas là, les chasseurs ont un droit de suite'".


Le chasseur, interrogé par LCI, avait quant à lui affirmé qu’après 50 minutes à essayer de "faire sortir l’animal", décision avait été prise de l'abattre. "L’animal devenait relativement ‘vindicatif’, ce qui est normal. La situation devenait dangereuse", nous avait indiqué Drach. Les associations de défense des animaux avaient quant à elle dénoncé son attitude. "Le cerf n'était pas blessé. Il suffisait de le laisser reposer avant qu’il parte", avait raconté à 20 minutes un membre du collectif Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA).  


Depuis la mort du cerf et les nombreuses images de la scène qui ont choqué les réseaux sociaux, le chasseur a reçu de nombreuses menaces de mort. Il a décidé de porter plainte. 

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