Opération anti-terroriste dans le Nord : qui sont les "Kamikaze Riders", le groupe de bikers dont l'individu arrêté était proche ?

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ZOOM - Une opération anti-terroriste a été menée ce mercredi matin dans le Nord, à Wattignies. Selon nos informations, un homme soupçonné de vouloir projeter une "action violente" a été arrêté lors de cette opération. Ce dernier serait proche d'un groupe de motards belges radicalisés, les "Kamikazes Riders". Zoom sur ce groupe à la réputation sulfureuse.

Ce mercredi matin, une opération anti-terroriste, menée conjointement par les forces de sécurité françaises et belges, a eu lieu dans le Nord, à Wattignies. Selon nos informations, un homme soupçonné de vouloir projeter une "action violente" a été arrêté lors de cette opération. D'après l'AFP, l'individu de 42 ans est proche d'un groupe de motards belges radicalisés, les "Kamikazes Riders".


Ce gang de motards, crée en 2003 à Anderlecht, dans la banlieue bruxelloise, était jusque-là connu des services de police, pour ses équipées à moto au mépris du code de la route, sur le périphérique de la capitale belge. Selon des médias belges comme La Libre Belgique, le groupe est composé de 30 à 50 membres, la plupart étant des amateurs d’acrobaties motocyclistes, réalisées principalement au guidon de modèles Kawasaki. Reconnaissables à leur logo à l'effigie d'un samouraï entouré des initiales K et R, les membres des Kamikaze Riders arborent également un tatouage "Kill" sur un des poignets.

Deux membres soupçonnés de vouloir commettre des attentats à Bruxelles

Fin 2015, deux de ses membres avaient été arrêtés, dont son membre-fondateur Saïd Saouti. Selon les enquêteurs, ces derniers avaient pour projet de commettre des attentats dans la capitale belge. En conséquence, le feu d'artifice du Nouvel An, en plein cœur de Bruxelles, avait été annulé. 


Si la charge de "tentative d'attentat" avait été abandonnée, les deux individus radicalisés avaient néanmoins été condamnés à en octobre 2016 par le tribunal correctionnel de Bruxelles à 6 ans de prison, pour le fondateur du mouvement, et 3 ans pour l'autre suspect. Ils comparaissaient alors pour "appartenance à un groupe terroriste" et "tentative d'appartenance à un groupe terroriste".

Le fondateur condamné pour recrutement en vue d'infractions terroristes

Mais au terme de l'enquête, au cours de laquelle ni armes ni explosifs  n'ont été retrouvés, le parquet avait demandé un non-lieu pour les accusations portant sur la planification d'un attentat. Saïd Saouti a également été déclaré coupable d'avoir recruté des personnes en vue de commettre des "infractions terroristes". 


En fin de procès, Saouti avait quant à lui exprimé ses regrets d'avoir tenu des  propos radicaux sur les réseaux sociaux. Sans succès puisque la procureure, lors de son réquisitoire, a déclaré qu'elle ne croyait "absolument pas à la prise de  conscience" du prévenu.

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