Ouverture du procès Fiona : le père en larmes face à deux accusés impassibles

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Mort de Fiona : peine alourdie en appel pour la mère

COMPTE-RENDU - Le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, la mère et le beau-père de la petite Fiona, s’est ouvert lundi matin devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme. L’ancien couple est accusé d’avoir frappé à mort la fillette, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

C’est un homme que des témoins ont décrit comme violent et impulsif, et une femme qualifiée de frêle et instable. Ce sont pourtant deux profils inverses qui s'avancent dans le box des accusés de la cour d’assises du Puy-de-Dôme ce lundi matin. Visage fermé, regard hébété, Berkane Makhlouf, 35 ans, décline son identité d’une voix atone. Cécile Bourgeon, 29 ans, est tout aussi méconnaissable. La jeune femme à la chevelure blonde, toute vêtue de noir, a pris beaucoup de poids. 

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Procès de Fiona : le martyre d'une fillette aux assises

Un agent sépare les deux accusés, qui ne s’adressent aucun regard. Lors d’une confrontation en 2013, ils s’étaient tombés dans les bras l’un l’autre, tout en s’accusant mutuellement d’avoir porté les coups mortels à la petite Fiona. Durant quatre mois auparavant, la mère et le beau-père de l’enfant avaient tenté de faire croire à son enlèvement dans un parc de Clermont-Ferrand. Tous deux sont aujourd’hui poursuivis pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de moins de 15 ans" et "recel ou dissimulation de cadavre".

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    Derrière son box transparent, l’ancien couple accro à l’héroïne semble loin. La lecture de l’acte d’accusation tranche avec l'attitude amorphe des deux accusés : l’enquête a mis en lumière les violences répétées dont a été victime Fiona. Des coups qui, selon Cécile Bourgeon, se seraient intensifiés la semaine avant la mort de la fillette de 5 ans. Fiona était devenue "un punching ball", elle n’était "pas belle à voir", lâchera même la jeune femme aux enquêteurs. 

    Je veux savoir où est ma fille- Le père de Fiona

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      En réentendant ces mots, lus à l'audience par le président de la cour, Nicolas Chafoulais fond en larmes. Depuis le début de la matinée, le père de Fiona est assis là, au premier rang. L’homme semble bouillonner de colère et de tristesse. Assailli par la presse, il n’a glissé que quelques mots avant d’entrer dans la salle d’audience pleine à craquer : "Je veux savoir où est ma fille". Le père de Fiona, qui serre dans ses mains une petite gourmette en argent, n’attend aujourd’hui qu’une chose du procès : pouvoir "donner une sépulture décente" à son enfant. 

      D’une voix monocorde, les accusés promettent au président de répondre aux questions qui leur seront posées. Avant de répéter qu’ils n’ont jamais porté de coups mortels à la petite Fiona. L’audience est levée pour la matinée. 

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