Trois personnes hospitalisées après avoir consommé des stupéfiants aux "Nuits Fauves", la discothèque parisienne fermée

Trois personnes hospitalisées après avoir consommé des stupéfiants aux "Nuits Fauves", la discothèque parisienne fermée

FAITS DIVERS
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STUPÉFIANTS - Trois personnes ont été hospitalisées ce vendredi après avoir consommé des produits stupéfiants ressemblant à du GBL, un dérivé du GHB, la "drogue du violeur", lors d'une soirée aux "Nuits Fauves" à Paris. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du drame. La discothèque a été fermée pour une durée d'un mois.

Les faits se sont déroulés aux alentours de 3h dans la nuit de jeudi à vendredi. Deux jeunes femmes de 18 et 20 ans sont prises de malaises lors d'une soirée électro aux "Nuits Fauves", une célèbre discothèque du XIIIe arrondissement de Paris installée dans la Cité de la Mode et du Design. Selon un témoin sur place au moment des faits, une annonce est même faite dans l'établisement pour retrouver les amis d'une jeune fille qui aurait ingurgité du GBL (elle présente les mêmes effets du GHB, "la drogue des violeurs", mais se trouve plus facilement), substance connue des fêtards pour ses propriétés de désinhibition et d'euphorie.


Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes sont prises en charge par le SAMU qui, vu leur état, décide de les placer en coma artificiel avant de les transporter à l'hôpital (pour l'heure, leur pronostic vital n'est plus engagé). Une troisième personne, un homme, a également été pris en charge par le Samu pour les mêmes raisons puis transporté à l'hôpital Necker. 

Le non-respect de ces dispositions donnera lieu à une fermeture immédiate des établissements concernésMichel Delpuech, préfet de Police

Mais que s'est-il passé dans la nuit de jeudi à vendredi aux "Nuits Fauves" ? Selon Actu 17, qui révèle l'affaire, l'homme hospitalisé se trouvait "en possession d'un flacon s'apparentant à ladite substance au moment de sa prise en charge par les secours. Plusieurs témoins cités par le journal assurent que c'est lui qui en aurait fourni aux deux jeunes femmes. Selon une source judiciaire à LCI, l'homme a été placé en garde à vue.


Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires par administration de substances nuisibles", confiée à la Bridage des Stupéfiants de Paris. Le préfet de police Michel Delpuech a de son côté ordonné la fermeture adminsitrative de l'établissement pour un mois. 


Ce dernier "rappelle qu’il appartient aux responsables de ces établissements de nuit de faire respecter l’interdiction de consommation de produits stupéfiants à l’intérieur de ces lieux". Et de conclure : "Le non-respect de ces dispositions donnera lieu à une fermeture immédiate des établissements concernés".

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