Paris : un homme violemment frappé pendant une prière de rue devant l'église Sainte-Rita

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS - Une vidéo parue sur Facebook montre un jeune homme qui reçoit un violent coup de poing pendant une prière de rue catholique devant l'Eglise Sainte-Rita. Faute de plainte, il n'y a pas eu de poursuites judiciaires.

La scène s'est déroulée sur le trottoir en face de l’église Sainte-Rita (XVe arrondissement de Paris), surnommée la " ZAD d'extrême droite ", évacuée de ses occupants, catholiques intégristes, le 3 août dernier. Alors qu'un groupe de onze personnes sont agenouillées dans la rue, en train de réciter une prière catholique, un homme passe derrière eux. Un participant de cette prière de rue se lève et lui assène un violent coup de poing. La violence du coup le propulse au sol.

C'est une vidéo publiée le 19 août sur Facebook  qui a mis en lumière cette affaire, qui remonte au jour même de l'évacuation de Sainte-Rita, selon une source policière contactée par metronews. Cette source nous explique qu'à l'époque, les forces de l'ordre sont intervenues. Mais l'homme frappé était déjà parti. N'ayant pas déposé de plainte, il n'y aura pas de poursuites contre le catholique intégriste. L'affaire est donc classée "sans suite", nous confie-t-on.

Prières de rue interdites

La vidéo se termine par une image où l'on peut lire : "Soldats du Christ". Elle a en effet été postée sur un compte dont le propriétaire se décrit comme un chanteur de "rap anticommuniste" et s’affiche comme étant "issu d'une famille de chrétiens et descendant d'une longue lignée de patriotes". Contacté par metronews, l'auteur de la vidéo explique que l'homme agressé jouait de la musique anarchiste et antireligieuse du type 'ni dieu ni maître, religion piège à cons' [...] l'un des nôtres a fini par ne plus tolérer l'offense à la prière". Il va même jusqu'à justifier "ce geste qui en réalité relève uniquement de la légitime défense".

Pour rappel, les prières de rue à Paris avaient été interdites par une loi en vigueur depuis le 16 octobre 2011. A l'origine de cette mesure prise au nom du principe de laïcité : la présence accrue de fidèles musulmans qui priaient dans les rues de la capitale, invoquant le manque de place dans les mosquées.

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