Paris : le garde du corps de la princesse saoudienne qui voulait faire "tuer" un artisan en garde à vue

Paris : le garde du corps de la princesse saoudienne qui voulait faire "tuer" un artisan en garde à vue
FAITS DIVERS

FAIT DIVERS - Venu effectuer des travaux au domicile d'une héritière saoudienne, un homme aurait été frappé, ligoté et mis en joue, avant d’être contraint de baiser les pieds de la jeune femme. La raison ? Il aurait pris une photo de la pièce à rénover. Un des gorilles de la princesse a été placé en garde à vue ce jeudi.

"Il faut le tuer ce chien, il ne mérite pas de vivre." Une princesse saoudienne aurait tenu ces propos envers un artisan parisien venu effectuer des travaux dans son appartement de la chic avenue Foch, dans le 16e arrondissement parisien, rapporte le site du Point

En plus de ces mots d’une extrême violence, l’homme aurait été blessé par un de ses gardes du corps. Ce dernier a été placé en garde à vue ce jeudi, selon une information du Point, confirmée à LCI de source judiciaire. 

Alors que l’artisan prenait des clichés de la pièce (afin, selon lui, de pouvoir remettre à leur place exacte les objets et meubles à la fin des travaux), un membre du service de la sécurité envoyé par la princesse lui aurait asséné un violent coup de poing. 

A genoux pour lui baiser les pieds

Pensant que l’artisan réalisait ces photos afin de les revendre à la presse, l’homme de main, armé, aurait alors ligoté le travailleur, lui ordonnant de se mettre à genoux afin de baiser les pieds de la descendante des fondateurs du royaume d’Arabie Saoudite. Selon les policiers qui ont recueilli le témoignage de la victime qui a porté plainte, "les traces de coups étaient encore visibles au moment où il se confiait aux forces de l’ordre".

Une facture de 20.000 euros non payée

Braqué par une arme, l’ouvrier a expliqué que son calvaire a duré plus de quatre heures, avant qu’un autre employé de l’héritière ne le libère après avoir fait une photocopie de sa carte d’identité, précise lepoint.fr. La victime a pu partir, avec l’interdiction de remettre les pieds dans le 16e "à jamais". Les Saoudiens ont conservé le matériel de l’artisan, qui a demandé à être payé des 20.000 euros de facture, en vain. Une enquête a été ouverte pour violences aggravées et confiée à la police judiciaire de Paris qui devra permettre de vérifier ses déclarations. 

VIDÉO - Il a entendu des cris "au secours" de la princesse : l'avocat de la saoudienne sort du silence

En vidéo

Il a entendu des cris "au secours" de la princesse : l'avocat de la saoudienne sort du silence

Lire aussi

    Sur le même sujet

    Et aussi

    Lire et commenter

    Alertes

    Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent