Pays basque : le bébé britannique retrouvé mort a été étouffé

FAITS DIVERS
ENQUÊTE – L’autopsie pratiquée sur le bébé retrouvé sans vie samedi à Saint-Pée-sur-Nivelle a confirmé que le nourrisson était mort par "asphyxie mécanique". La mère, une touriste britannique, avait avoué avoir étouffé son enfant. Un geste encore inexpliqué.

Le bébé retrouvé sans vie le 4 septembre dernier dans un gîte de Saint-Pée-sur-Nivelle est mort "d’une asphyxie mécanique". C’est ce qu’a révélé l’autopsie pratiquée mercredi matin par les médecins légistes de l’institut médico-légal de Bordeaux. "Les constations médicales sont compatibles avec les déclarations de la mère", indique à LCI Marc Mariée, le procureur adjoint de Bayonne. Cette Britannique de 42 ans avait avoué samedi avoir étouffé son bébé dans la chambre du gîte où elle était en vacances avec son mari et son autre enfant de trois ans. 


La famille, originaire de la banlieue de Londres, avait passé une semaine de vacances au Pays basque. Elle devait rentrer en Angleterre le jour même du drame. Ce matin du 4 septembre, le père de famille avait quitté la chambre plus tôt pour aller prendre son petit déjeuner. Lorsqu’il était remonté, il avait découvert le nourrisson inanimé sur le lit. Les pompiers dépêchés sur place avaient tenté de le ranimer, en vain. Le médecin-légiste mandaté par le parquet de Bayonne avait constaté le décès "suspect" de l'enfant.

La mère toujours internée

 Pour expliquer son terrible geste, la mère de famille avait simplement évoqué un épuisement extrême. Le couple s’était par ailleurs disputé la veille des faits. Mais la garde à vue de la quadragénaire avait dû être interrompue ce week-end, l’expert-psychiatre qui l’avait examinée signalant une femme très "perturbée", dans un "état de psychose". Elle est depuis toujours internée. 


"On se dirige vers une hospitalisation longue. Elle semble atteinte d’une pathologie lourde qui empêche pour l’heure toute audition ou mise en examen", précise le procureur adjoint. Selon la presse britannique, elle avait déjà suivi un traitement médical après des épisodes de dépression. L'enquête, confiée à la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Bayonne, se poursuit. 


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