Perpignan : un homme mis en examen, suspecté d'avoir transmis sciemment l'hépatite C à plusieurs femmes

Perpignan : un homme mis en examen, suspecté d'avoir transmis sciemment l'hépatite C à plusieurs femmes

ENQUÊTE – À Perpignan, un quinquagénaire a été mis en examen pour "administration de substance nuisible à la santé".

Jeudi, un homme de 56 ans a été mis en examen à Perpignan pour "administration de substance nuisible à la santé". Il est soupçonné d’avoir transmis le virus de l’hépatite C à plusieurs de ses partenaires féminines, dont son ancienne compagne, ont indiqué à l’AFP des sources judiciaires proches de l’enquête. L’homme, indique cette même source, se savait contaminé. Il est donc également poursuivi pour "mise en danger de la vie d’autrui" pour avoir eu des relations sexuelles non protégées avec plusieurs femmes. 

"Il se savait infecté par le virus de l’hépatite C, un virus particulièrement mortifère, mais a caché son infection à ses partenaires, a précisé la source. Il a mis leur santé en danger." Une perquisition à son domicile a permis aux enquêteurs de saisir des analyses médicales prouvant que l’homme avait connaissance de son infection.

Une de ses victimes, son ancienne compagne, est, elle, "gravement atteinte et a subi plusieurs hospitalisations". En 2015, elle avait porté plainte contre le quinquagénaire, après avoir découvert qu’elle avait contracté le virus de l’hépatite C. Elle avait alors expliqué aux enquêteurs qu’elle avait demandé à son conjoint, à l’époque, de faire un test de dépistage. Ce dernier lui avait fourni un résultat partiel, dissimulant sa maladie. L’homme avait toutefois fini par avouer sa condition à son ex-compagne, expliquant qu’il la dissimulait "car sinon aucune femme ne voudrait avoir de relations sexuelles avec lui", a indiqué une source policière.

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    Deux autres femmes, avec lesquelles l’homme de 56 ans a également eu des relations, ont été entendues par les enquêteurs. Elles ont confirmé que l’homme leur avait aussi caché son infection dans le but d’avoir des relations non protégées. Elles ont également porté plainte, mais n'ont pas été contaminées.

    L’accusé a été mis en examen le 28 octobre dernier, avec un contrôle judiciaire lui interdisant d’être en contact avec ses victimes et avec un suivi médical obligatoire. Les poursuites judicaires relatives à la transmission de l’hépatite C sont relativement rares en France, comparées à celles liées à la transmission du VIH, le virus du sida. Maladie du foie, cette hépatite comporte un risque élevé à terme de développement de cirrhose ou de cancer.

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