Plombier frappé et humilié à Paris : un mandat d'arrêt contre la sœur du prince héritier saoudien

Plombier frappé et humilié à Paris : un mandat d'arrêt contre la sœur du prince héritier saoudien

FAITS DIVERS
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JUSTICE - Une juge d'instruction parisienne a délivré en décembre dernier un mandat d'arrêt contre la sœur du prince héritier saoudien. Celle-ci est soupçonnée d'avoir donné l'ordre à son garde du corps, en septembre dernier, de frapper et d'humilier un plombier qui intervenait chez elle pour des travaux.

Un mandat d'arrêt a été émis en France à l'encontre de la sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, soupçonnée d'avoir donné l'ordre à son garde du corps de frapper un artisan à Paris, a-t-on appris jeudi 15 mars. Une juge d'instruction parisienne a délivré fin décembre ce mandat d'arrêt contre Hassa bint Salmane, sœur de l'homme fort de Ryad, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.


Une requête judiciaire qui intervient alors que Mohammed ben Salmane, devenu prince héritier en juin 2017 par son père, le roi Salmane, doit effectuer une visite en France à une date encore non déterminée. Selon une source diplomatique, elle devrait avoir lieu "courant avril".

Le garde du corps déjà inculpé

Les faits reprochés se déroulent en septembre 2016 dans un appartement cossu de l'avenue Foch, à Paris. La sœur du prince héritier aurait ordonné à son garde du corps de frapper un artisan venu faire des travaux. D'après le récit de l'artisan, il prenait une photo de la pièce où il devait intervenir, pour s'assurer de bien ensuite remettre les meubles à leur place. On l'a alors accusé de réaliser des clichés pour les vendre à des médias.


Mécontente, Hassa bint Salmane avait alors, selon les dires de l'ouvrier, donné l'ordre à son garde du corps de le frapper. "Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre", aurait notamment dit la princesse, selon Le Point.


L'artisan affirme avoir été roué de coups, et humilié. Le garde du corps lui aurait notamment intimé l'ordre de s'agenouiller, les mains ligotées, pour baiser les pieds de la princesse. Au bout de plusieurs heures, il avait pu quitter l'appartement sans son matériel, qui lui a été confisqué. Le garde du corps, a été inculpé le 1er octobre 2016 pour "violences avec arme", "séquestration", "vol" et "menaces de mort".

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