Policier poignardé à Toulouse : l'agresseur mis en examen pour tentative d'assassinat

FAITS DIVERS
ENQUÊTE - Un adjoint de sécurité a été blessé par arme blanche mardi 30 août dans l’après-midi dans un commissariat de Toulouse par un individu qui a été interpellé. L’agresseur a été mis en examen pour tentative d’assassinat.

Les jours de la victime ne sont pas en danger. L'agresseur présumé d'un policier poignardé au cou mardi 30 août dans un commissariat de Toulouse a été mis en examen, ce jeudi soir, pour "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", a-t-on appris auprès du parquet. Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat SGP-Police, a déclaré mercredi dans un communiqué que la victime "allait mieux", et estimé que "plus que jamais, cet évènement suscite une vigilance maximale".


L'agresseur présumé, âgé de 31 ans, a été placé en détention provisoire, a-t-on précisé de même source. Souffrant de troubles psychiatriques, il a reconnu avoir porté un coup de couteau au policier, mais nié son intention de le tuer, selon le parquet. L'enquête a montré qu'il était allé acheter un couteau "quelques heures auparavant", ce qui montre, selon le parquet, qu'"il inscrit son action dans le temps". 


L'agresseur n'était pas fiché pour radicalisation

Il a expliqué "avoir eu le sentiment d'être suivi, observé par les policiers de la sécurité intérieure", et en frappant l'adjoint de sécurité, avoir voulu "atteindre un policier" de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon la même source. Une expertise psychiatrique devrait être effectuée en urgence. La victime, un jeune agent de sécurité, s'est vu prescrire 4 jours d'incapacité totale de travail (ITT).


Peu après 14 heures, mercredi, un homme s'était présenté au commissariat du Rempart St-Etienne, en plein centre de Toulouse, pour déposer plainte pour le vol de son téléphone portable. Revenu peu de temps après, il avait poignardé l'agent de sécurité avant de tenter de lui subtiliser son arme de service et d'être interpellé.


A LIRE AUSSI >> POLICIER POIGNARDÉ À TOULOUSE : LA PISTE DU DÉSÉQUILIBRÉ PRIVILÉGIÉE


L'agresseur n'était pas fiché pour radicalisation, mais avait déclaré lors de son interpellation "en avoir marre de la France", avait déclaré le procureur de Toulouse mercredi. Il était connu de la justice dans deux procédures qui avaient été abandonnées. En juillet 2013, il avait inscrit sur les murs de ce même commissariat des inscriptions loufoques : "Affaire Merah = Sarkozy + DCRI = Terrorisme". La plainte pour dégradation volontaire avait alors été classée sans suite, en raison "de son état mental déficient", précise auprès de LCI une source proche du dossier.


En 2014, il avait aussi envoyé un cocktail Molotov lors d'une manifestation pro-palestienne en direction d'une synagogue et des policiers. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse avait conclu à son irresponsabilité pénale en raison de "l'abolition de son discernement". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter