Policier poignardé à Toulouse : la piste du déséquilibré privilégiée

FAITS DIVERS

POLICE - Un adjoint de sécurité a été blessé par arme blanche ce mardi après-midi dans un commissariat de Toulouse par un individu qui a été interpellé. Ses jours ne sont pas en danger.

Agression à l'arme blanche à l'accueil d'un commissariat du centre de Toulouse. Un adjoint de sécurité (ADS) a été poignardé par un homme ce mardi après-midi, a appris LCI de sources policières. Selon nos informations, l'agresseur s'est présenté vers 14h au commissariat prétextant une plainte, un vol de téléphone portable, avant de repartir. Il est revenu vers 14h25.

Au moment d'ouvrir la porte, un adjoint de sécurité a reçu immédiatement un coup de couteau au niveau de la gorge. Gravement blessé au cou, ses jours ne sont pas en danger. Il a reçu les premiers soins sur place, avant d'être transporté, conscient, à l'hôpital. L'homme, âgé de 31 ans, a été interpellé, non sans avoir tenté de s'emparer de l'arme d'un policier. "Il n'y a pas de connotation terroriste à cet acte", évacue auprès de LCI une source policière.

Antécédents psychiatriques

"Il pourrait plutôt s'agir d'une personne énervée ou déséquilibrée", ajoute cette source. Selon nos informations, l'agresseur est connu pour des antécédents psychiatriques. Son dernier internement remonte à fin 2015. Il en était sorti en février dernier.  Au cours d'une conférence de presse, le procureur de la République, Pierre-Yves Couilleau, a confirmé que l'individu avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et indiqué qu'il n'était pas fiché "S" pour radicalisation islamiste. 

"Il n'y a eu aucune revendication de quelque nature que ce soit", a-t-il insisté. Mais "lors de son interpellation, il a déclaré: 'j'en ai marre de la France, de ce pays'." Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur a apporté son soutien au policier et rappelé que les forces de l'ordre "exposent quotidiennement leur vie pour protéger celle des autres, et [qu'elles] méritent à cet égard le respect et la considération de tous nos concitoyens".

Enquête ouverte

Le suspect avait, en juillet 2013, inscrit sur les murs de ce même commissariat des inscriptions loufoques : "Affaire Merah = Sarkozy + DCRI = Terrorisme". La plainte pour dégradation volontaire avait alors été classée sans suite, en raison "de son état mental déficient", précise auprès de LCI une source proche du dossier.

En 2014, il avait aussi envoyé un cocktail Molotov lors d'une manifestation pro-palestienne en direction d'une synagogue et des policiers. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse avait conclu à son irresponsabilité pénale en raison de "l'abolition de son discernement". 

La police judiciaire de Toulouse reste donc saisie de l'enquête, ouverte pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique.

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