Policiers accusés de viol : le maire d'Aulnay-sous-Bois s'insurge de la requalification des faits

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RÉACTION – Le maire LR d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza a critiqué la tournure de l’enquête judiciaire visant les quatre policiers accusés d’avoir blessé un jeune homme lors d’une interpellation et initialement soupçonnés de viol en réunion.

Il se range du côté de ses administrés. Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza a dénoncé ce dimanche l’enquête judiciaire menée contre les quatre policiers qui ont gravement blessé un jeune homme lors de son interpellation, jeudi 2 février. L’édile a publié sur son compte Twitter une lettre ouverte dans laquelle il s’insurge contre la décision du parquet de requalifier les chefs d’accusation en "violences volontaires". 

Les forces de l’ordre étaient au départ soupçonnées de viol en réunion. A la suite de ce contrôle qui a dégénéré, la victime âgée de 22 ans a dû être hospitalisé et a été opéré pour une importante blessure au niveau de la zone rectale. Celle-ci aurait été causée par un coup de matraque porté au niveau des fesses alors que le pantalon du jeune homme était tombé, comme en attestent les images de la vidéosurveillance.

La police est là pour protéger et non humilier- Bruno Beschizza

Bruno Beschizza, qui apporte "son soutien indéfectible au jeune homme ainsi qu’à sa famille dans cette terrible épreuve", évoque une "affaire intolérable" et " inacceptable". "La police est là pour protéger et non humilier nos concitoyens […]. Nous, les Aulnaysiens, ne pouvons pas comprendre cette requalification. Elle est vécue comme un détournement de vérité", estime l’édile.

Bruno Beschizza en appelle enfin au ministre de l’Intérieur pour que l’enquête pénale soit menée le plus rapidement possible. Auparavant, c'est surtout du côté des policiers qu'on avait retrouvé cet ancien commandant de police, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers jusqu’en 2010. En 2012, il avait, par ailleurs, défendu la mise en place par Nicolas Sarkozy d’une mesure de présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes. Il avait alors dénoncé la suspicion qui pèse sur les policiers qui utilisent leur arme de service.

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Aulnay-sous-Bois : quatre policiers en garde à vue soupçonnés de violence et de viol

Mais Bruno Beschizza a aujourd’hui tout intérêt à faire retomber la tension alors que des incidents ont éclaté samedi soir dans la Cité des 3000, quartier où s’est déroulée l’interpellation. Une voiture a été brûlée et des abribus ont également été cassés. 

Les quatre policiers vont être présentés à un juge de Bobigny ce dimanche pour violences en réunion. Il n'est pas impossible que le juge d'instruction aille à l'encontre du parquet, selon nos informations. Il pourrait donc retenir la qualification de viol et réclamer un placement en détention.

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Tensions à Aulnay-sous-Bois après la mise en garde à vue de 4 policiers

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