Policiers agressés à Viry-Châtillon : les 11 gardes à vue prolongées, un 12e individu interpellé ce matin

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ENQUÊTE - Les gardes à vue de onze personnes, interpellées mardi matin dans le quartier de la Grande Borne, à Grigny (Essonne), ont été prolongées de 24 heures. Tous sont suspectées d'être liées à la violente agression de policiers à Viry-Châtillon le 8 octobre. Selon nos informations, un 12e individu a été interpellé dans ce même quartier ce mercredi matin.

Selon nos informations, un 12e individu a été interpellé ce mercredi matin à 6 heures à la Grande Borne, à Grigny. Il s'agit d'un jeune homme de 19 ans, qui n'est pas soupçonné d'avoir directement participé à la tentative de meurtre des policiers, mais d'avoir suivi le groupe et d'avoir filmé la scène.

Onze personnes âgées de 17 à 19 ans avaient déjà été arrêtées mardi matin, dans le cadre de l'enquête sur la violente agression de policiers à Viry-Châtillon, le 8 octobre dernier. Leurs gardes à vue ont toutes été prolongées de 24 heures, a appris l'AFP de source policière.

"Sauf alibi solide pour l'un des suspects le jour des faits, nous irons a priori au bout des 96 heures", durée maximale de la garde à vue pour ce type d'affaire, a précisé une source policière, au sujet des 12 interpellations. "Le gros du travail a été fait en amont pour recueillir un maximum de d'éléments mais les prochaines heures vont être décisives", a ajouté cette source.

Dix de ces interpellations se sont déroulées dans le quartier difficile de la Grande Borne à Grigny, ville voisine de Viry-Châtillon. Une autre a eu lieu à Etampes, dans le sud de l'Essonne et à Meilleray, une commune de Seine-et-Marne. Parmi les personnes en garde-à-vue, six avaient déjà été interpellées dans cette affaire : trois pour avoir filmé la scène et trois autres pour avoir aidé à préparer les cocktails Molotov. 

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Des mineurs impliqués dans l'attaque

Les auditions, menées par les enquêteurs de la Sûreté départementale de l'Essonne, doivent permettre "d'entendre et de confronter des personnes, dont certaines sont susceptibles d'avoir participé aux faits", avait expliqué mardi le parquet d’Évry.

Le contenu des téléphones portables et du matériel informatique saisis lors des perquisitions doit également être analysé.

Dans le cadre de l'enquête, un adolescent de 17 ans, soupçonné d'avoir participé à la confection des cocktails Molotov utilisés lors de l'agression, a déjà été mis en examen et écroué début décembre, avant d'être remis en liberté. Un second mineur âgé de 15 ans, soupçonné aussi d'avoir participé à la fabrication des engins incendiaires, avait été placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre la mise en examen et l'état de simple témoin.

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Agression des policiers à Viry-Châtillon : 11 personnes interpellées

Un mouvement de fronde

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Lors de cette attaque datant du 8 octobre dernier, une quinzaine d'agresseurs avaient incendié en début d'après-midi deux voitures de police, occupées par quatre agents en mission de surveillance. Deux policiers ont été très grièvement brûlés et les deux autres policiers ont été plus légèrement touchés.

Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde, inédit par son ampleur, chez les policiers qui s'étaient rassemblés un peu partout en France pour dénoncer les agressions dont ils étaient victimes.

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JT 20H - Policiers agressés à Viry-Châtillon : ce que l’on sait des 11 interpellations

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