Policiers lynchés après un contrôle d'identité à Bobigny : deux jeunes mis en examen

FAITS DIVERS

VIOLENCE - Deux jeunes majeurs soupçonnés d'avoir roué de coups trois policiers vendredi 6 janvier à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ont été mis en examen tandis qu'un troisième a été placé sous le statut de témoin assisté.

Quatre jours après la violente agression de trois policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) à Bobigny, deux jeunes ont été mis en examen lundi 9 janvier pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion", a indiqué ce mardi le parquet, précisant que l'un avait été placé sous contrôle judiciaire et l'autre en détention. 

Les trois policiers avaient été roués de coup vendredi 6 janvier vers 20 heures  après avoir tenté de procéder à des contrôles d'identité dans un hall d'immeuble. Dix jeunes âgés de 16 à 21 ans avaient été interpellés mais, au terme de 48 heures de garde à vue, sept d'entre eux avaient été relâchés. 

Une policière a été gravement blessée au niveau de l'oeil. Dix jours d'incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits, dans l'attente d'examens complémentaires. Les deux autres fonctionnaires, blessés à la jambe et au visage, ont eu 15 et 10 jours d'ITT. "Je demande (...) à ce qu'il puisse y avoir les sanctions les plus lourdes pour ceux qui ont montré dans cette affaire qu'ils ne voulaient pas simplement s'échapper (...) mais 'se faire du policier'", avait déclaré dimanche 8 janvier le ministre 

de l'Intérieur, Bruno Le Roux, faisant le rapprochement avec l'agression commise début octobre contre quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne).

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Déchaînement de violences

 Lundi 9 janvier, une source policière se disait "perplexe" face à un tel déchaînement de violences dans une cité habituellement "tranquille". "Des contrôles dans les halls, on en fait souvent et ça ne dégénère pas comme ça. Soit les policiers étaient au mauvais moment au mauvais endroit, soit le contrôle a été mené de manière un peu virile", a-t-elle dit à l'AFP.  Cette source a précisé que les fonctionnaires agressés avaient cependant une "certaine ancienneté".

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