Pourquoi a-t-on cru que Hasna Aït Boulahcen était morte en kamikaze

Pourquoi a-t-on cru que Hasna Aït Boulahcen était morte en kamikaze

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ATTENTATS - Mercredi, de nombreux médias ont annoncé que la personne qui s'était fait exploser lors de l'assaut d'un appartement de Saint-Denis mercredi n'était autre que la cousine d'Abaaoud. Une thèse aujourd'hui démentie.

On la pensait première femme kamikaze de France. Retrouvée morte à l'issue de l'assaut du Raid contre un appartement de Saint-Denis, Hasna Aït Bboulahcen, cousine de l'un des "cerveaux" des attentats de Paris, avait dans un premier été soupçonnée de s'être fait exploser à l'aide d'une ceinture d'explosifs. Vendredi, les autorités ont pourtant infirmé cette thèse, expliquant qu'elle était tombée sous les balles des forces de l'ordre. Comment expliquer cette confusion ?

Une voix de femme, suivie d'une détonation

C'est vers 4 heures 30, mercredi matin, que débutent les hostilités à Saint-Denis. Appelé par les enquêteurs pour pénétrer dans un appartement, le Raid fait doit rapidement faire face à la défense acharnée des individus présents à l'intérieur. Au bout d'une dizaine de minutes, les rafales de kalachnikov semblent se calmer. C'est alors qu'une explosion retentit dans l'appartement. Sur une vidéo tournée par un riverain, on entend une voix de femme, suivie juste après de la détonation.

"Deux personnes sont décédées" dans l'assaut, résumera quelques heures plus tard le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, "dont une femme par explosifs". La Libre Belgique cite alors une source marocaine, qui affirme que la victime serait Hasna Aït Bboulahcen, une cousine d'Abdelhamine Abaaoud. Rapidement, l'information fait le tour des médias.

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La justice joue la prudence

Du côté de la justice, pourtant, on se veut beaucoup plus prudent. Le procureur de Paris, François Molins, déclare lors d'une conférence de presse que les premiers éléments laissent à penser qu'une femme a "activé son gilet explosif", sans donner d'identification, et que "ce point devra être confirmé". Une autre source judiciaire se veut encore plus méfiante, expliquant à 20 Minutes qu'Il n’est pas possible, même visuellement, de savoir formellement si c’est un homme ou une femme qui s’est fait exploser". Il faudra deux jours aux enquêteurs pour infirmer cette thèse.

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